Hommes passé la cinquantaine cherchent femmes ; filles s'abstenir !

REGARDS

Publié le 2017-11-27 | Le Nouvelliste

National -

Durs temps, pour les hommes célibataires de la cinquantaine. Si, comme moi, vous faites partie de cette catégorie d’hommes quinquagénaires, vous risquerez de trouver le temps long, si vous cherchez l’âme sœur dans la tranche des quadragénaires. Le problème est l’absence de lieu de rencontres des femmes proches de la quarantaine et plus.

Où sont-elles? On les croise dans les supermarchés et aux funérailles, lieux qui s’adonnent mal à la drague. Que font-elles, entre l’épicerie et l’ensevelissement des morts? Elles vivent avec la hantise de sauver leur vie de mère, après avoir échoué celle d’épouse! Les femmes ont un souci persistant de mener à terme et à bien toutes les tâches qu’elles embrassent! Elles assument souvent à tort que l’éclatement du couple, c’est de leur faute...

Alors, ces mères prennent très au sérieux la vie de leur progéniture au point d’oublier la leur. Certes, cette génération de femmes est plus émancipée, plus instruite et bien dans son corps dont elle prend soin, en allant à la gym. Elle raconte fièrement, « mon p’tit moment à moi ». Effectivement, elle n’a pas beaucoup de temps, c’est prenant de s’occuper de préadolescents, filles ou garçons, sans contribution financière régulière et proportionnelle du géniteur. Orgueil mal placé: « M’pa mande Bernard yon goud pou timoun yo. »

Une autre catégorie de femmes quadragénaires restent délibérément seules. Elles assument leur célibat qu’elles interrompent, périodiquement, dans des relations éphémères ou officieuses. Elles choisiront alors d’être une maîtresse, refusant d’avoir la présence permanente d’un homme, « gason se pwoblèm ». D’autres auront une relation à distance, un diaspora. Relations épisodiques que WhatsApp et Facebook live transforment en télé-réalité.

La solution qui semble la plus facile pour le quinquagénaire célibataire : se rabattre sur les jeunes filles de la vingtaine qu’on croit naïve et inexpérimentée. Sachez qu’elles connaissent le scénario, pour avoir vu leurs aînées jouer le film tant de fois avant elles. Et, croyez-moi, la cavalerie risque de ne pas arriver à temps pour vous sauver.

On veut se convaincre que l’âge ne compte pas en amour. Ceci est probablement vrai. Mais davantage dans les sociétés d’équilibre où la mobilité sociale et l’épanouissement financier sont distribués au mérite et où le chômage n’est souvent qu’une période transitoire, entre deux emplois. Mais dans notre pays de disette et de privation, la jeune fille aura vite appris à compter. La relation d’amour présumé se transformera alors en un bilan comptable. Et quand le cœur de votre jeune amante s’éclipse totalement, au profit de sa tête, vous risquez d’y laisser votre chemise. Vous serez sollicité beaucoup plus souvent qu’un ATM, d’ailleurs elle ne fait que des retraits.

Les effets sur la poche, dans un pays de corruption et d’impunité, certains les compensent par des magouilles de toutes sortes : trafics illicites, détournements de fonds, etc. Au diable, l’éthique et la moralité, la fin justifiera les moyens. On peut toujours lancer ses filets dans un océan social moins budgétivore. Possible! Mais préparez-vous à avoir la famille entière à porter sur le dos.

En dehors des considérations matérielles et émotionnelles, la santé s’en ressent. Si notre argent pèse lourd dans la décision de la jeune fille, nous ne faisons pas le poids sexuellement. On a beau se gaver de viagra et autres remontants sexuels. Notre pauvre cœur, s’il est encore capable d’aimer avec vigueur, ne pompe plus le sang avec l’énergie et la force d’antan. Au fait, le quinquagénaire moyen a une sexualité plus voluptueuse. La tendresse et l’habileté des doigts, à cet âge, devraient suppléer à la vigueur perdue. C’est le temps de mettre à profit l’expérience accumulée et de ne pas avoir la langue dans sa poche. La patience se développe avec l’âge. Une femme mure sera plus encline aux préliminaires qui lui font prendre conscience des recoins de son corps qu’elle connaît et assume.

Cette offre érotique n’intéresse que rarement une jeune femme de vingt ans qui est à l’aube de sa sexualité, aux balbutiements de sa vie amoureuse. La jeune baise avec le quinquagénaire et se réserve pour son amant de son âge. Il est plus facile de feindre la jouissance dans un acte sexuel torride, mais la douceur, l’affection interpellent une sincérité du cœur qui ne peut être contrefaite.

Si l'on recherche une relation amoureuse enrichissante, épanouissante et stable, la femme plus que la fille devrait nous l’apporter. La femme cherche un compagnon de voyage; elle fera de vous son allié. La fille, de passage, de port en port, n’est pas sage et devrait vite s’en aller. La femme aux valeurs confirmées tiendra ses promesses et vous sera fidèle. La fille au sens moral imprécis risque de vous lâcher à la moindre infidélité de vos promesses. Peut-être qu’il faudrait laisser les filles aux garçons et nous les hommes devrions nous attacher aux femmes!

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