Urgence de préserver nos terres agricoles : Le cas de la plaine de Léogâne

Publié le 2018-04-16 | Le Nouvelliste

Idées & Opinions -

En dépit de la désastreuse expérience avec la plaine du cul-de-sac, la plus importante de la République avec une superficie de 36 000 hectares et des travaux de différents chercheurs sur la nécessité de ne pas laisser se reproduire une telle situation, nous ne constatons aucune prise en compte effective de l’extrême urgence de préserver nos terres agricoles de la part de nos dirigeants. Même Jovenel Moïse qui a promis "de créer un choc dans l’agriculture" (1) n’aurait rien projeté à ce sujet. Ainsi, la plaine de Léogâne, la deuxième en termes d’importance agricole, ne fait même pas partie des zones d’intervention prioritaire du Comité interministériel de l’aménagement du territoire (CIAT) (2) et risque de connaître dans quelques années le même triste sort. De ce fait, il est extrêmement urgent d’agir. Et la préservation de nos terres, tenant compte du niveau de nos importations de produits agricoles, relève aujourd’hui d’une question d’indépendance nationale. Dans le cas de la plaine de Léogâne, quelle est la réalité concrète ? Quelles sont les perspectives ? Que faire ?

La plaine de Léogâne : potentialités et situation actuelle (3)

Fondée en 1710, la ville de Léogâne est l’une des plus anciennes du pays. Elle est située à 32 kilomètres au sud-ouest de la capitale et « […] sa population est aujourd’hui estimée à environ 199 813 habitants ». Elle est subdivisée en treize sections communales et le Quartier Trouin. Quatre sections communales : Dessources, Petite-Rivière, Grande-Rivière et Petit-Boucan (Gressier) composent la plaine proprement dite. Ce territoire de 10 000 hectares est traversé par plusieurs cours d’eau (la Momance, la Rouyonne et Cormier) et exposé à une importante pluviométrie ; il dispose de bons sols fertiles et de ressources en eau souterraine. En effet, on y retrouve des cultures diverses et « […] la proximité de la nappe phréatique facilite l’émergence d’une pléthore de sources qui débitent toute l’année dans leur grande majorité ». Le potentiel de cette nappe a été estimé en 1986 à 15 millions de m³ par an, soit 15 milliards de litres. Cette potentialité annuelle, exploitée convenablement, pourrait, à raison de 50 litres d’eau par jour par personne, la cible minimale, alimenter toute la population léogânaise pendant plus d’une année. Mais, dans les conditions actuelles, elle court un grand risque de contamination et une bonne partie de ses terres, dans une dizaine d’années encore, peut être totalement irrécupérable pour l’agriculture.

D’après plusieurs études, « la superficie moyenne enlevée à l’agriculture chaque année [à Léogâne] est d’environ soixante-dix hectares ». Et en conséquence, « des calculs ont montré qu’il y a un manque à gagner pour l’agriculture d’environ 126 360 dollars américains chaque année. De plus, […] les données ont mis en évidence une perte annuelle d’à peu près 270 emplois agricoles au cours de la période de 2002-2008 ». La situation des entreprises artisanales (guildives) illustre assez bien la réalité. Ces dernières, dans le temps une cinquantaine, ne seraient à présent qu’une trentaine en activité, selon un recensement réalisé en 2015 par la mairie de la ville. Dépendamment de ses capacités de production, une telle entreprise peut mobiliser pour son fonctionnement au cours d’une année une dizaine de personne ; entre les coupeurs, les transporteurs de la canne (saisonniers) et autres ouvriers permanents. Cependant, ces derniers distillateurs craignent déjà d’être contraints de fermer leurs portes à l’avenir « […] parce que dans plein d’endroits où l’on pouvait planter de la canne, ce sont des maisons qui y sont construites. De plus, les gens ne veulent pas rester dans le pays, des "grands dons" vendent leurs terres pour partir à l’étranger » nous affirme un membre du Mouvement des cultivateurs et distillateurs de Léogâne (MKDL) que nous avons rencontré. Comment sommes-nous arrivés là ?

Néolibéralisme / Inexistence de l’État / Absence de politique agricole

Les conditions actuelles résultent de l’absence de politiques agricoles adéquates depuis les années cinquante (4), des transformations socioéconomiques engendrées par la mondialisation néolibérale et de l’absence d’intervention de l’État. En « […] 1987 la canne-à-sucre [la principale culture de la plaine] occupait 80% du total de la superficie cultivée qui était estimée à l’époque à sept mille (7000) hectares. Les cultures vivrières et maraîchères […] occupaient les 20% restants qui représentaient mille cinq cent (1500) hectares ». Récemment encore « le bâti représentait moins de 10% des sols ».

L’Usine sucrière nationale de Darbonne, à Léogâne, à cette période octroyait au secteur "assistance technique et financière" (crédit à la production […] de la Banque nationale de développement agricole et Industriel (BNDAI)). À sa « […] fermeture - en 1987, par les chantres du néolibéralisme sous prétexte de mauvaise gestion - on allait assister à la disparition de l’encadrement technique et financier apporté aux producteurs et la perte d’un important débouché. Les […] moulins artisanaux qui opéraient dans la plaine à l’époque n’étaient pas en mesure d’absorber la production globale … cette situation allait se traduire par une baisse de l’intérêt pour la production de la canne-à-sucre dans la zone » et les parcelles furent rapidement délaissées. Ainsi, au cours des années, la production de canne s’est considérablement réduite et le bâti, lui, ne cesse de progresser sur les terres agricoles.

Outre la fermeture de l’usine, les engagements contractés par l’État lors de son adhésion à l’OMC en (1995-1996) - « la mise en œuvre du Programme d’ajustement structurel exigé par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, et la consolidation des droits de douane » (5) - nous ont vite abonné à l’importation (6) et n’ont fait qu’aggraver la situation du secteur agricole. L’usine est certes remise en marche, mais faute de canne elle ne fonctionnerait que durant deux à six mois par an et rien n’est fait concrètement pour une relance effective de la filière de la canne. Une telle politique pouvait cependant, tenant compte des capacités de l’usine, conduire à une réduction de notre dépendance au sucre importé (surtout de la République dominicaine et du Brésil), un marché qui représenterait cent millions de dollars l’an (7) et constituer une source d’emplois durables dans la région.

L’État, lui aussi un grand propriétaire absentéiste ne serait même pas en mesure de répertorier exhaustivement ses parcelles (8). De ce fait, certains hommes, politiquement forts "à l’haïtienne", conscients de cette situation s’accoutumeraient à les accaparer et à les vendre. Selon certains riverains, d’importants investissements privés seraient en cours de réalisation sur des terrains publics acquis dans une telle condition et les noms de plusieurs anciens / actuels parlementaires sont cités parmi les acquéreurs et investisseurs. Ce phénomène serait de notre point de vue le fondement de la récente controverse d’une nouvelle délimitation entre Léogâne et Gressier.

Agriculture VS industrie de la construction

Agonisante sous le poids des questions susmentionnées, l’agriculture se retrouve totalement désarmée face à un adversaire coriace, l’industrie de la construction. Des chercheurs ont en effet déjà souligné deux facteurs déterminants de l’étalement urbain sur les terres agricoles, « […] d’une part, la demande de terrain à bâtir, nourrie par la progression de la population et des pressions de la diaspora. D’autre part, un cadre institutionnel et réglementaire défaillant […] ».

Située à une heure environ de la capitale, en voiture, et étant un passage obligé pour se rendre au grand Sud, Léogâne est un lieu stratégique. Elle est devenue en ce sens, au fil des ans, un territoire d’accueil idéal non seulement pour les populations en exode mais aussi pour certaines fractions des classes moyennes employées dans la capitale mais qui ne veulent pas y habiter. Elle attire des investissements considérables dans les stations-services et les épiceries pour servir les camionneurs et les milliers de voyageurs qui empruntent la route nationale No 2 tous les jours. Et le tremblement de terre du 12 janvier 2010 n’a rien arrangé en ce sens. En détruisant la ville à plus de 80%, il accentua le besoin de logement.

Mais au-delà des conséquences du tremblement de terre, deux autres réalités vont encore solidifier le dopage de l’industrie de la construction. Premièrement, la récente migration massive d’Haïtiens vers l’Amérique latine conduira indubitablement à un certain accroissement des transferts d’argent par la diaspora. Deuxièmement, la construction des deux cimenteries, ("Siman Lakay" aux Gonaïves et "Kòlòs" à Lafiteau) (9) dont les productions devraient couvrir largement, suivant les déclarations des investisseurs, notre consommation annuelle de ciment, devrait contribuer à une baisse du prix de ce produit. Donc intensifiera la pression sur les terrains disponibles.

Que faire ? Mettre fin avant tout à nos simulacres …

Constatant les nombreux problèmes que confronte la société haïtienne, certains pourraient facilement croire que les recherches et propositions de résolution n’existent pas, en observant les actions de nos politiciens. Mais, aussi déconcertant que cela puisse être, ces dernières sont là et paradoxalement elles ont souvent été recommandées par des institutions publiques ou réalisées par des organismes internationaux, ONG en partenariat avec elles. C’est le cas avec les réflexions sur l’étalement urbain. La majorité des informations citées dans ce texte sont connues dans nos ministères. Alors comment expliquer leur inaction ?

Une phrase résumerait en partie la question à notre avis. « Lè ou prezidan ou ap konprann ! (Tu comprendras lorsque tu seras président !) ». Cette dernière, prononcée par l’ancien président Martelly, interrogé à la fin de son mandat sur l'absence de résultats, est l’une des plus fidèles expressions des singeries de nos dirigeants. Corrompus, incapables, ils mettent en place des programmes qui, ils le savent pertinemment, n’auront que des effets négligeables sur la réalité. L’administration Moïse/Lafontant ne serait pas encore une exception. En effet, emportée elle aussi, semblerait-t-il, par la même fièvre qui se manifeste par leur ridicule ruse à vouloir tromper (le peuple "inculte") en faisant des simulacres, le principal programme du gouvernement, sa caravane du changement, qui devrait porter des solutions aux difficultés du secteur agricole, s’est vite convertie en un fourre-tout, un projet de travaux publics divers relativement opaque (sur le plan financier) et concentré entre les mains de la présidence. Les interventions dans l’agriculture se résumeraient à curer des rivières, protéger certains bassins versants et à distribuer des intrants et autres matériels agricoles à des coopératives. Sans crédit, encore moins de projets d’aménagement en urgence afin de préserver nos terres agricoles de la progression anarchique de nos villes. Les fonds qui devraient être alloués pour des interventions publiques (constructions de plusieurs marchés publics, asphaltage de plusieurs routes) à Léogâne, dans le budget 2017-2018, n’éxcédaient pas 54 millions de gourdes.

Au sujet de l’occupation de la plaine de Léogâne, l’Institut national de la réforme agraire (INARA) a réalisé des travaux depuis 1999-2000, le Groupe de recherches d’études environnementales et foncières (GREF) a fait pareil neuf années après. Des recommandations pour des actions d’urgence ont été faites à l’État. Parmi ces dernières, notamment : des mesures d’interdiction de construire dans les aires prioritaires, des dispositions pour une relance effective de la production agricole et des actions pour la récupération des terres de l’État. De plus, depuis 2013 une esquisse de Plan d’urbanisme de la ville a été élaborée par certaines institutions internationales, dont le PNUD, en collaboration avec le ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE) ; jusqu’à présent toujours aucune mesure concrète pour éviter une colonisation définitive de la plaine par le béton.

… une question d’indépendance nationale

Face à cette inaction de l’État il revient aux coopératives agricoles, aux regroupements de paysans, aux distillateurs, enfin à toute la société civile nationale de se mobiliser. En fait, nous nous trouvons certainement face à une demande de logement qu’on ne peut nullement ignorer, mais il est inacceptable que la plaine soit pour cela sacrifiée. Il existe d’autant plus dans la région même, au sud-est de la ville de Léogâne, au long de la route de l’amitié conduisant à Jacmel et à Gressier "des aires de montagnes sèches (Trouin, Saint-Étienne, Morne à Bateau, Petit Boucan)" à faible potentialité agricole qui peuvent être rapidement aménagées afin d’y élever des quartiers résidentiels avec tous les services. Et un tel projet devrait intéresser de sérieux investisseurs dans l’immobilier et générerait des milliers d’emplois directs.

Enfin, préserver nos terres agricoles est une question d’indépendance nationale dans la mesure où il faut impérativement sortir de la dépendance aux produits agricoles dominicains et prendre garde à ce que notre économie ne soit totalement subordonnée à celle de la république voisine. C’est un funeste scénario, mais très probable si nous n’effectuons au plus vite une véritable relance de la production agricole nationale. Parallèlement, l’orientation des économies de la région voulue par “la communauté internationale” (USA et UE) peut aussi nous y conduire.

Lors d’une récente visite en Haïti et en République dominicaine, en vue « de renforcer le support de [son] gouvernement à des partenariats solides dans l’hémisphère et des économies régionales stables », l’"ex-assistant secrétaire d’État principal Ad Intérim" Kenneth Merten, discuta en République dominicaine avec « les hauts fonctionnaires du gouvernement et des groupes de la société civile […] de l’état d’avancement de sujets d’intérêts mutuels … et de la coopération transfrontalière […]". Par une «intéressante coïncidence», la Banque mondiale, dans un rapport publié au cours de la même semaine, a «préconisé que la croissance passe par une intégration plus poussée en Amérique latine et aux Caraïbes». Et pour l’institution, cette intégration «économique accrue […] rendra cette région plus compétitive sur les marchés internationaux et stimulera sa croissance à long terme.» Le rapport proposait un «régionalisme ouvert» (10).

Ce fut par de pareils discours d’ouverture, baisses des droits de douane, dont l’essence est une «intégration-excluante», pour reprendre les termes de l’économiste Fred Doura, que nous en sommes arrivés là. Par ailleurs, une ratification et mise en application des Accords partenariats économiques (APE) avec l’Union Européenne aussi, en raison de la clause de la nation la plus favorisée (NPF) de l’OMC qui exige un traitement égal pour tous les partenaires commerciaux, équivaudrait à un accord de libre échange avec la République dominicaine.

Les circonstances ont relativement changé, mais les discours, les institutions qui les suggèrent et encore moins les intérêts qu’ils servent - qui ne sont pas les nôtres - ne changent pas. Quelques années de cela, supportés par les mêmes institutions, avec les mêmes discours d’ouverture économique, les chantres du néolibéralisme ont entrepris des «réformes» économiques à partir desquelles la base de production du pays a été en partie démantelée. Des entreprises publiques ont été privatisées, notre marché est devenu le plus libéralisé de la région, l’investissement dans l’agriculture a chuté, en conséquence nous dépendons à environ 60 % de l’importation pour satisfaire nos besoins alimentaires. Sans politique agricole véritable, un secteur privé pour qui, pendant longtemps, tout était pour et par le commerce, plus rentable, nos terres agricoles abandonnées se sont vite retrouvées sous les menaces de l’industrie de la construction. Préserver nos terres agricoles par des mesures légitimes et pérennes est aujourd’hui comme l’une de nos premières obligations afin de pouvoir un jour espérer sortir de la situation de dépendance actuelle. En ce sens, elle devrait être parmi les premiers si ce n’est le premier des points à discuter dans le cadre des états généraux sur l’agriculture, en admettant que le chef de l’État qui les avait promis tienne vraiment à les réaliser, sinon il serait raisonnable de faire en sorte qu’il y soit contraint.

Louis-Jacksonne LUCIEN. Sociologue. lucienlj@yahoo.fr

Références :

1. Voir Challenges. No. 8. 2 octobre 2015. p. 37 2. Michèle Oriol, directrice du CIAT : « la première phase expérimentale a déjà commencé dans huit communes, dont trois dans le Sud : Chantal, Maniche et Camp-Perrin. Une autre zone d’intervention prioritaire demeure dans le département du Nord, Bahon, Ranquitte, Grande-Rivière-du-Nord, Vallières et Sainte-Suzanne ». Challenges. No. 8. 2 octobre 2015. p. 31 3. La plupart des données citées dans ce texte sont tirées des documents suivants : Groupe de recherches d’études environnementales et foncières (GREF). 2009. Programme de recherche-action et de plaidoyer autour de la problématique de l’étalement urbain sur les terres agricoles et sur les paysages naturels en Haïti. Les cas de la Plaine de Léogâne et de la frange côtière Jacmel, Cayes-Jacmel ; INSTITUT HAÏTIEN DE STATISTIQUE ET D’INFORMATIQUE (IHSI). 2015. Population totale par sexe, population de 18 ans et plus estimés. INSTITUT NATIONAL DE LA RÉFORME AGRAIRE (INARA). Direction départementale Ouest-Sud (DDRA/OS). 1999. Plan d’actions de la direction départementale Ouest-Sud (1999-2000). Volume I, II. MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE (MPCE) PNUD. Groupe IBI/DAA. 2013. Esquisse de plan d’urbanisme pour la ville de Léogâne. 4. ÉTIENNE Sauveur Pierre. 2014. « La transition vers la démocratie en Haïti : Changement de régime politique ou crise de l’État ». In PAUL-AUSTIN, Lucie Carmel (dir). 2014. 7 février 1886. Enjeux, problèmes, enseignements. Pétion-Ville : C3 Editions. p. 106. « […] de 1950 à 1988, la production céréalière […] n’augmente que de 8% pendant que la population double, atteignant 7 millions d’habitants. En 1986, la production alimentaire par tête d’habitant décroit de 13% par rapport à 1979. La part de l’agriculture dans le produit national brut dégringole aussi de 44% en 1950, elle chute à 28% en 1988 ». 5. NOËL Peterson Benjamin. 2016. « L’accession d’Haïti à l’OMC en 1996 et la destruction de la structure économique 20 ans après. Première partie ». Le Nouvelliste. 19 septembre. « Le pays se retrouvait sur le régime commercial considéré comme étant le plus ouvert de l’hémisphère occidental avec une structure tarifaire appliquée simplifiée et réduite à six taux : 0,3 ; 5 ; 10 ; 15% et d’un pic de 57,8% sur les produits pétroliers […] ». 6. NOËL Peterson Benjamin. 2016. « L’accession d’Haïti à l’OMC en 1996 et la destruction de la structure économique 20 ans après. Deuxième partie ». Le Nouvelliste. No. 39809. p. 16-18. 7. JOACHIM Dieudonné. 2012. « L’usine de Darbonne toujours sans sucre ». Le Nouvelliste. 7 mars. 8. INSTITUT NATIONAL DE LA RÉFORME AGRAIRE (INARA). Direction départementale Ouest-Sud (DDRA/OS). 1999. Plan d’actions de la direction départementale Ouest-Sud (1999-2000). Volume I. « Il n’est pas aisé d’arriver à une estimation des terres de l’État […] seules les terres en fermage ou qui l’ont été sont enregistrées. Dans certains cas, des superficies appartenant à l’État ne sont même pas connues par les responsables. Les terres de l’État se trouvent dans les localités et habitations suivantes : L’Acul, Lacroix, Lacoudre, La Poudrière, l’Estère, Mercerie, Cheridan, Mithon, La Ferronay, Darbonne, Mathieu, Brache, Sigueneau, Habitation, Flon Buteau, Marelle, Papette ». pp. 48-49 9. Voir, ALPHONSE Roberson. 2017. « Group Biggio impulse un ambitieux projet d’infrastructures économiques à Lafiteau ». Le Nouvelliste. 11 septembre. JEAN-BATISTE Juno. 2017. « Vers la construction d’une cimenterie aux Gonaïves ». Le Nouvelliste. 24 mars. 10. DUVAL Frantz. 2017. « Éditorial. Intégrer un peu plus Haïti et la République dominicaine ». Le Nouvelliste. 14 mars.
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