Constitution du CEP permanent: la commission bicamérale joue encore sur le temps

Publié le 2017-11-13 | Le Nouvelliste

National -

Dans sa marche à reculons à soumettre son rapport d’enquête au bureau de l’Assemblée nationale dans le cadre du choix des 3 membres devant représenter le pouvoir législatif au Conseil électoral permanent, la commission bicamérale avait promis d’acheminer finalement son travail au bureau dans un délai ne dépassant pas le 10 novembre 2017. Un très court ouf de soulagement pour les candidats qui doivent désormais retenir encore leur souffle.

En effet, le président de la commission, Joseph Lambert est venu, ce lundi 13 novembre 2017, calmer un peu l’ardeur, en reculant, sans trop fournir de précision sur la date à laquelle cette commission spécial aura à soumettre son rapport d’enquête. « Nous aurions pu dire, théoriquement que d’ici mercredi à jeudi on mettra les dernières touches…Nous pourrions dire que le rapport sera prêt d’ici la fin de la semaine afin de permettre aux membres du bureau de l’Assemblée nationale de tenir séance, s’ils le jugent nécessaire, d’ici la semaine prochaine ».

Joseph Lambert a de bonnes raisons de parler au conditionnel puisqu’à ce niveau, la commission n’est pas totalement maîtresse du temps qui passe. Il argumente en soulignant que cette commission, déjà dans une phase avancée dans son rapport, n’a aujourd’hui qu'a se soumettre au rythme, parfois trop lent, de quelques institutions telles: la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif qui « vérifie le rapport qu’entretiennent les candidats avec l’administration publique » c’est-à-dire si certains d’entre eux n’ont pas été comptables de deniers publics, la direction de l’Immigration sur la nationalité et finalement la Direction générale des impôts qui vérifie le rapport que les 27 candidats qui sont encore en lice sur une quarantaine de citoyens ayant manifesté leur intérêt pour ces postes, maintiennent avec le fisc haïtien.

Ainsi la commission est contrainte de suivre les pas de ces institutions afin de ne pas “ pénaliser à tort ou à raison l’un ou l’autre des candidats”, avance Joseph Lambert.

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