Opération post- Matthew : la FEPH a inauguré 3 écoles dans le Grand-Sud

Publié le 2017-11-13 | Le Nouvelliste

National -

Plus d’un an après Matthew, la Fédération des écoles protestantes d’Haïti (FEPH) a réhabilité dans le grand Sud trois écoles : l’école Armée du Salut, l’école Béthanie de Cavallion et l’école Les humanistes de Mahot à Torbeck. La FEPH a procédé à la remise des clés aux directeurs des établissements précités vendredi dernier en présence des responsables, de ses partenaires financiers.

Parmi les établissements scolaires restaurés, l’école Béthanie de Cavallion et l’école Les Humanistes de Mahot à Torbeck se trouvent dans des milieux très urbains. Tandis que l’école Armée du Salut qui dessert une population plutôt paysanne connaît encore de grandes difficultés.

L’école Armée du Salut de Violette

Cette école forme des jeunes gens dans la commune de Fonds-des-Nègres, plus particulièrement dans la localité de Violette. Son toit a été emporté par le vent, comme les deux autres établissements, lors du passage de l’ouragan Matthew en octobre 2016. Tout en étant sous des bâches, plusieurs dizaines d’enfants après la catastrophe n’avaient pas cessé de traverser monts et vallées pour y venir recevoir le pain de l’instruction. Complètement réhabilité par la Fédération des écoles protestantes d’Haïti (FEPH), avec le support de la fondation du Protestantisme et du Defap-Service protestant de mission, cet établissement scolaire de six salles de classe, de la première à la sixième année fondamentale, est doté aujourd’hui d’un cadre plus attrayant et peut recevoir un plus grand nombre d’élèves.

« La toiture de notre école a été emportée par les rafales et les enfants étaient privés de leur centre de savoir pendant plusieurs semaines. Aujourd’hui, nous sommes heureux de la réparation de notre établissement scolaire », a déclaré l’administrateur Timothé Saint-Juste, lors de la cérémonie inaugurale de l’école Armée du Salut, le vendredi 10 novembre dernier.

Pour accéder à ce petit temple de savoir, privé de matériels didactiques, de bancs et d’eau potable, il faut traverser rivières et chemins rocailleux et risqués. À en croire des parents, les enfants sont venus d'un peu partout dans la contrée et ont parcouru pour la plupart de longues distances à pieds pour venir à l’école. « Parfois, ils viennent sans manger. Car leurs parents sont très vulnérables », a ajouté l’administrateur Timothé Saint-Juste avant de solliciter des responsables de l’Éducation nationale une aide à la cantine scolaire.

Étant essentiellement agricole, la localité dénommée Violette cultive en grande partie du pois, du maïs et du millet. Mais, après le passage de l’ouragan dévastateur, selon des habitants de la région, la faim a surabondé, car les récoltes sont minimes. Et les enfants sont aussi victimes de la misère provoquée par Matthew. « Nous disons merci pour la réparation de l’école, mais nous n’avons pas d’eau potable et nous sommes venus très souvent sans manger », a avoué une petite fille d’une dizaine d’années dont l'aspect ne dément pas la confession.

Par ailleurs, le directeur exécutif de la Fédération des écoles protestantes d’Haïti (FEPH), Christon St-fort, de son côté, croit que les enfants de Violette, comme tous les autres du pays, doivent se rendre à l’école selon le vœu de la Constitution d’Haïti. Pour Christon St-fort, l’école est leur unique espoir pour un demain meilleur.

La réparation des écoles a coûté plus de 1.5 millions de gourdes à la Fédération des écoles protestantes d'Haïti (FEPH).

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