Equality Dance lance son premier atelier de danse.

À Ayikodans, le samedi 7 octobre 2017, s’est tenu le tout premier atelier de danse organisé par Equality Dance. Sur l’invitation de Mackenson Israël Blanchard, le fondateur de ladite école, Joël Cespedes Herrera, un danseur polyvalent de la République dominicaine, était sur les lieux pour une séance de formation.

Publié le 2017-10-10 | Le Nouvelliste

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Paisible et attrayant, tels sont les mots qui peuvent qualifier les locaux de Ayikodans. Pour cet atelier, la grande salle de danse était bondée de jeunes venus d'horizons divers afin d'aiguiser leur savoir dans le monde de la danse. On pouvait voir sur leurs visages l’avidité qui les habitait.

Blanchard Mackenson Israël, fondateur d’Equality Dance, s’absente quelques minutes afin de récupérer Joël Cespedes Herrera, qui était l’invité de marque. Entre-temps, les jeunes danseurs s’amusent avec leur art. D’une part, des danseurs s’étiraient, histoire se dégourdir les jambes, d’autre part, certains jasaient afin de se relaxer.

Une fois les deux confrères arrivés, les choses sérieuses ont commencé. Le master class Joël Cespedes a sorti le grand jeu. Son gestuel, sa fougue, sa vivacité, tout était au rendez-vous. Ne parlant ni français ni créole, les étudiants se sont remis à leur sens pour pouvoir suivre le rythme. Dans les premiers moments, esquisser les pas n’était pas évident. Cependant, quelques minutes d’observation leur ont suffi pour trouver leurs marques. Des mouvements d’une fluidité sans borne, des déhanchements frénétiques, des sourires factices par moments, des geignements sporadiques. Cela a vite chauffé dans la salle. L’on pouvait remarquer son air satisfait suite à la réussite des enchaînements difficiles durant tout ce workshop.

L’activité s’est tenue dans une atmosphère de familiarité. Le danseur dominicain a su faire montre de patience et de complaisance envers ses étudiants. Et lorsque cela se coinçait un peu, Blanchard prenait le relai, faisant office de traducteur par moments. Les deux confrères se connaissent depuis un bail. Et de fait, leur complicité saute aux yeux. Ensemble, ils ont suivi des formations de danse au Broadway Dance center à New York.

Deux rythmes du hip-hop étaient préconisés pour ce workshop. En l’occurrence, le street jazz et le new style. « Le street jazz est un rythme très sexy, très féminin et surtout très commercial qui requiert beaucoup de souplesse et de grâce. Par contre, le new style est beaucoup plus brusque, mais il fait aussi appel à une certaine élégance et une certaine fluidité. », explique le fondateur d’Equality Dance. « L’idée de cet atelier, c’est d’offrir l’opportunité aux jeunes danseurs haïtiens de côtoyer d’autres cultures. Nous ne sommes pas à la recherche de gains accrus», continue-t-il.

Cet atelier est le tout premier d’une longue série. Le hip-hop est très souvent traité en parent pauvre dans le milieu. Le chorégraphe d’Equality Dance dit vouloir à tout prix dissiper ces stéréotypes. Du coup, il en fait sa danse de prédilection. « À travers le pays, la danse hip-hop regorge d’autodidactes, nous leur offrons la chance de venir parfaire leurs techniques. C’est une danse qui est en pleine expansion, surtout en République dominicaine. Je veux permettre aux jeunes talents haïtiens de progresser dans cette sphère. Ainsi, je désire réaliser des activités semblables à celle-là, tous les deux mois », confie Mackenson, qui prévoit un spectacle grandiose en décembre, dans la mesure du possible.

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