L’artiste Fritzgérald Muscadin sur les cimaises de deux galeries en France

Publié le 2017-10-10 | Le Nouvelliste

Culture -

L’artiste Fritzgérald Muscadin, accompagné de son agent artistique Max Robenson Vilaire Dortilus, expose en France dans deux cadres différents : une première exposition à Marmande à la galerie d’art Égrégore entre le 22 septembre et le 24 octobre et une seconde, au Contrepoint Café théâtre à Agen entre le 25 et le 29 octobre 2017. Cette série d’expositions fera suite à celle qui a été récemment réalisée par l’Association Culture en Trois Dimensions (C3D) à l’Institut français en Haïti entre le 14 et le 30 juin 2017 autour du thème : Homo libertus.

La première exposition est collective. Elle met en valeur une quarantaine d’œuvres parmi les sculptures de Fritzgérald Muscadin, aux côtés de quatre artistes féminines : Bozena Graciano, plasticienne polonaise ; Sonia Jacqueline, peintre française ; Francine Thibaud, peintre et sculptrice française et Pascale Van Gerdinge, peintre française. La deuxième exposition sera la continuité de l’exposition « Homo libertus » dont les œuvres sont des lieux de profondes réflexions sur l’usage du corps dans l’art contemporain. Ce sera une semaine d’activités organisée autour de la créativité haïtienne avec une quinzaine d’artistes pratiquant différentes techniques et catégories de création : théâtre, humour, slam, musique, chant, etc.

Fritzgérald Muscadin pratique à la fois la sculpture, la peinture, la bande dessinée, l’art de récupération et le théâtre. Son œuvre est composée à partir de matériaux divers, tels que le bois de chêne ou d’acajou ainsi que d’autres objets récupérés : clous, billes, métaux et chaînes de moto. Un inventaire large d’objets hétéroclites qui intègrent également l’aluminium, l’argent, le bronze, le bois et le fondu des cierges. C’est tout un assemblage. Ses pièces sont toutes des masses de déchets solides, de vieux appareils électriques et ménagers.

Selon l’agent artistique de Fritzgérald Muscadin, Max Robenson Vilaire Dortilus, spécialiste en entrepreneuriat social et culturel, les pièces de l’artiste traitent en quelque sorte l’idée de la liberté chez l’humain. Une liberté comme expression d’affirmation de soi en tant qu’être agissant. Et l’iconographie de Fritzgérald, a-t-il dit, traduit la torture, la violence et la domination comme principales démarches de la dictature au détriment de toute forme d’altérité expressive, individuelle ou collective.

Le critique d’art Wébert Lahens affirme aussi que les pièces sculpturales de l’artiste Fritzgérald Muscadin explorent des expressions de liberté. Qu’elles soient sexuelles, économiques ou linguistiques. « Réalisées avec toutes sortes de matériaux comme le bois de chêne ou d’acajou, les clous, les billes, les métaux, des chaînes de moto, etc., les œuvres évoquent la problématique des mythes et des tabous dans la société », a dit Wébert Lahens, soulignant que d’autres médiums comme le stainless, l’aluminium, l’argent, le bronze, le bois et la cire de bougie, peuplent son œuvre. Il précise que c’est un mélange hétéroclite pour créer un art complexe.

Pour ces deux expositions, l’artiste Fritzgérald Muscadin est supporté par la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL). Ainsi, les mordus de l’art, et surtout la communauté haïtienne résidant ou de passage en France, sont attendus à ces expos-ventes ouvertes au grand public: professionnel, amant et amateur d’art.

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