Sunrise Airways continue de solliciter une licence permanente pour connecter Haïti et Chili

Aucune solution définitive n’a été trouvée entre les autorités haïtiennes et chiliennes en ce qui a trait à l’octroi d’une licence permettant à la ligne aérienne Sunrise Airways d’assurer le trajet Port-au-Prince/Santiago de Chili. Les multiples tentatives à ce niveau restent jusqu’à présent infructueuses. La reprise des vols de la compagnie haïtienne vers ce pays de l’Amérique du Sud n’est que temporaire.

Publié le 2017-10-06 | Le Nouvelliste

Economie -

Rien n’est clair concernant la destination chilienne pour la compagnie Sunrise Airways. Il n’y a pas lieu de parler de principe de réciprocité. La compagnie chilienne LAW se taille déjà la part du lion en ajoutant un deuxième avion. Dans une conférence de presse tenue ce vendredi dans l’optique d’annoncer un vol vers Orlando à partir du 18 octobre prochain, le président de la ligne aérienne, Philippe Bayard, a critiqué la position des autorités chiliennes qui ne veulent pas donner une suite favorable à sa requête. M. Bayard dit déceler un caractère discriminatoire dans le traitement de son dossier.

En diplomatie, le principe de réciprocité est une règle d’or, soutient le président la ligne aérienne. Selon la règlementation chilienne, n’importe quel opérateur peut solliciter le droit d’opérer des vols en direction de Chili. C'est dans cette optique que Sunrise Airways a obtenu des autorités chiliennes une autorisation pour opérer 18 vols charters par an. Terminé, la ligne aérienne a formulé une demande de permis technique et commercial pour opérer des vols réguliers vers le pays sud-américain. « Cette demande a été rejetée sans aucune explication valable », explique Philippe Bayard.

La compagnie haïtienne n’a même pas pu bénéficier d’une prolongation du permis de fonctionnement en attendant le permis technique. La reprise des vols s’explique par le fait que la compagnie haïtienne loue un autre appareil. Désormais, la ligne aérienne utilisera un avion de la compagnie Travel Service pour assurer ce trajet. Un contrat de six mois d'ailleurs a été signé entre les responsables des deux compagnies. Cela sous-tend que la situation demeure inchangée. Après 18 rencontres, l’accès sera interdit encore une fois à la ligne aérienne du pays.

Entre-temps, les autorités haïtiennes viennent d’accorder une extension à la compagnie chilienne. Cette dernière, si l’on en croit Philippe Bayard, s’accorde non seulement au premier appareil mais également à 367 de capacité de 250 places. Ce qui, de l’avis de l’entrepreneur, est inacceptable dans la mesure où l’appareil en question est immatriculé aux États-Unis d’Amérique et qu’aucun accord n’a été trouvé avec les autorités aéronautiques d’Haïti.

Par ailleurs, le Boeing sera également utilisé pour relier Port-au-Prince/ Orlando à partir du 18 octobre, et Port-au-Prince/Miami d’ici le mois de novembre. Il s’agit d’un Boeing 737-800 de 168 places avec une classe d’affaires et une classe économique.

Monsieur Bayard ne cesse de rappeler que Sunrise Airways est une compagnie haïtienne. En ce sens, il demande à l’État haïtien de prendre les dispositions pour que sa ligne aérienne puisse bénéficier des mêmes avantages que la compagnie chilienne. Il laisse croire que Sunrise n’enfreint aucune règle. « Toutes les dispositions ont été prises pour offrir un service de qualité aux voyageurs. L’avion utilisé appartient à la compagnie sud-africaine, Global Airways. Jusqu’à présent, aucun problème n’a été signalé. C’est cet engin qui relie le pays à Cuba et qui sera utilisé très prochainement pour assurer le trajet Haïti-Curaçao. Le vœu de ce dirigeant est donc d’obtenir une licence permanente pour connecter Haïti et le Chili.

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