Group Biggio impulse un ambitieux projet d’infrastructures économiques à Lafiteau…

Publié le 2017-09-11 | Le Nouvelliste

Economie -

À Lafito, à 25 minutes au nord de Port-au-Prince, un projet ambitieux porté par le Group Biggio prend corps. Sur 400 hectares, en attendant les bâtiments de la zone industrielle, le business parc, le village et les commodités d’un resort, des infrastructures prévues dans le plan initial comme le port, la centrale électrique de 25 mégawatts, l’usine de ciment… sont sorties de terre. L’usine de ciment « Kolos », qui fait maintenant de la mise en sachet avant de produire localement, est en opération ainsi que le port dont le quai s’étend sur 130 000 m2. En décembre 2017, la centrale électrique fera tourner ses moteurs, a confié au journal Georges Sassine, manager de la zone franche industrielle de Lafito. La petite histoire de ce « projet génial pour Haïti », conte Georges Sassine, est celle de Gilbert Biggio d’abord intéressé à construire des infrastructures pour désenclaver ses propres activités, recevoir ses produits avant d’être convaincu qu’il fallait voir plus grand. Convaincu des retombées économiques à grande échelle, il a investi et a cherché des investisseurs.

« En quatre ans, 185 millions de dollars ont été dépensés ici. C’est un projet d’après moi qui va dépasser le milliard de dollars », a expliqué Georges Sassine, fier d’évoquer les partenaires. « L’Etat haïtien est partenaire dans la mesure où il a fourni des infrastructures, c’est-à-dire la route. Il y a des partenaires internationaux, dont Seaboard Marine, IFC de la Banque mondiale, FMO, Banque de développement européenne, Capital Bank, Sogebank et BUH », a détaillé Georges Sassine. Pour le port, c’est l’IFC, des banques locales et GB Group qui ont fait les investissements. Et GB Group est le seul à investir dans la construction de la centrale de 25 mégawatts, a-t-il précisé. Le complexe, avec la mise en opération de toutes ses composantes, créera entre 20 et 25 000 emplois. Outre les emplois, ce projet servira de locomotive à cause de son poids économique. Le complexe aidera à désenclaver Port-au-Prince, incitera à la création d’activités économiques, a indiqué Georges Sassine, préoccupé par l’anarchie, le vide en termes d’aménagement à l’entrée nord de Port-au-Prince et ses impacts négatifs à long terme, lorsque plus 18 000 employés laisseront Lafito pour rentrer chez eux, lorsque des containers devront êtres livré à Port-au-Prince.

La question aujourd’hui est de savoir quel type de développement va connaître Cabaret, a dit Georges Sassine, qui souligne avoir contacté le CIAT pour exposer ses préoccupations. Si le CIAT a fait des recommandations en 2015, celles-ci sont restées lettres mortes. Et Georges Sassine de dézinguer l’Etat, son incurie, les pratiques de corruption qui rendent la vie plus difficile pour tout le monde. D’un autre côté, Georges Sassine, très au courant que les frais portuaires très élevés sont l’un des handicaps d’Haïti en termes de compétitivité, a confié au journal que le port de Lafito pratique les mêmes charges portuaires que l’APN. Les charges portuaires sont déterminées par l’Etat à travers l’Etat, a indiqué Georges Sassine. Il a souligné que ce sont les charges qui sont élevées, pas le port. Pour l’industriel, le port de Lafiteau offre, entre autres avantages, la possibilité de débarquer rapidement les containers.

Ce projet est l’expression de l’engagement du groupe dans le développement de l’économie nationale. Il faut du temps, de la stabilité et les incitatifs nécessaires pour que les investisseurs déboursent, pour qu’il y ait des emplois et des revenus pour tout le monde, pour que nos jeunes, nos cerveaux ne sentent pas la nécessité de quitter le pays à cause du chômage et des horizons bouchés, a rappelé Georges Sassine qui est aussi le président de l’Association des industries d’Haïti.

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