Rele ponpye, ponpye an pàn

Publié le 2017-08-25 | Le Nouvelliste

Editorial -

Ce vendredi, un incendie a dévasté des maisons aux abords du marché Salomon. Les riverains, à bout de bras, sceau après sceau, ont circonscrit le sinistre.

Encore une fois, le Corps des pompiers a brillé par son absence, son retard et son dénuement.

Arrivés sur les lieux après l'exploit des habitants de la zone, les sapeurs-pompiers se sont fait hués.

Tout est en panne, ont expliqué les agents du service aux premiers appels de détresse. On ne savait s'ils parlaient au singulier ou au pluriel.

De combien de camions de lutte contre incendie dispose la ville de Port-au-Prince? Combien de citernes, de pompes, de bouches à incendie fonctionnent pour desservir une agglomération de deux millions d'habitants?

Si on enlève les équipements spécialisés de l'aéroport international Toussaint Louverture, si on soustrait les faibles moyens de Delmas, de Pétion-Ville et de Carrefour, la réponse ce vendredi était proche de zéro. Zéro.

Des bras, mais pas d'eau, pas de camion, pas de pompe mobile. Rien.

On n'a qu'à voir la décrépitude du local au Bicentenaire où logent les pompiers pour comprendre que le mal est profond.

Il faut se rappeler les péripéties du projet de don du Canada lorsque celui-ci voulant offrir un nouveau local au service de lutte contre incendie pour comprendre que les responsables publiques, les compagnies d'assurance, les banques et autres investisseurs se soucient comme de leur premières couches du sort de la ville et de ses habitants quand le feu dévaste les biens et même les vies.

Ce vendredi, Port-au-Prince déplore selon le bilan partiel de la Protection civile : 12 maisons brulées et des dégâts matériels considérables. Aucune perte en vie humaine n'est signalée pour l'instant.

Incendie après incendie comment comprendre une telle indifférence, ancienne et tenace, envers le feu et les catastrophes en général?

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