Plateau Central : Une campagne de sensibilisation pour contrer le viol et le trafic d’enfants

La Brigade de protection des mineurs (BPM) et le bureau local de la Violence basée sur genre (VBG) ont procédé, le jeudi 10 août, au lancement d'une caravane de sensibilisation dans les villes et les communautés reculées du département du Centre en vue de mobiliser la population contre les violences et le trafic d’enfants.

Publié le 2017-08-11 | Le Nouvelliste

National -

Visite des lieux, prospection, diagnostic, flyers et rencontres avec les autorités... Tous les moyens sont utilisés pour faire connaître les droits de l'enfant et de la femme haïtienne. Dans les églises, les écoles, et le porte-à-porte, les consignes n'ont pas changé. " Lapolis la ap pwoche pi pre popilasyon an pou fè l konnen respekte dwa chak moun genyen. Sitou dwa timoun yo. Se yon fason pou kwape vyolans sou timoun, fanm ak tifi ", a déclaré Wesler Appolon, responsable du bureau local de la BPM.

C'est un devoir de servir la République, notamment les communautés les plus reculées où il y a un déficit de communication. Les femmes et les enfants ont confié aux agents que leurs droits fondamentaux sont violés au quotidien. Plus personne ne leur porte secours. C'est pourquoi la DDC-PNH mobilise ses forces pour contrer ce qui hante les communautés dans le Plateau Central.

Arrivés à Carneille, localité de la troisième section communale Aguahédionde Rive Gauche et accompagnés de plusieurs policiers, les agents ont démarré leur caravane de sensibilisation à l'église Chapel Calvary. Le pasteur titulaire de l'église et également coordonnateur du Conseil d’administration de la section communale a accueilli avec enthousiasme ses visiteurs. « Je promets ma franche collaboration pour l'adaptation du message dans la communauté. Déjà, vous êtes chez vous », a dit Huguener Bastia, plaidant pour la protection des enfants et de la femme haïtienne.

« Si nous nous mobilisons pour dénoncer les coupables, il faut que la justice fasse son travail », balance Solon Pierre. Avant d'ajouter : « Nan plizyè ka, nou kolabore ak lapolis. Apre sa, se nou ki peye po kase a. Se sa nou denonse ».

« Les passeurs sont parfois de connivence avec les autorités. Cela nous met en danger. Nous avons une peur bleue lorsque nous partageons certaines informations avec ces autorités », ont déclaré les riverains.

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