Désignation du protecteur ou de la protectrice du citoyen, le Sénat s’active

Publié le 2017-08-11 | Le Nouvelliste

National -

Le nom des trois personnalités parmi lesquelles sera choisi le protecteur ou la protectrice du citoyen sera connu sou peu. Le Parlement met les bouchées doubles. Une première série d’auditions a eu lieu jeudi au sénat de la République. « Sur une liste de vingt-neuf candidats à ce poste, un premier groupe a été auditionné jeudi», informe Jean Renel Sénatus, le président de la commission Justice et Sécurité publique chargée d’analyser le dossier des candidats. Trente trois personnes avaient au départ exprimé leur intérêt pour occuper le poste de protecteur ou de protectrice du citoyen, quatre sont pour le moment déjà éliminées pour «dossier incomplet». Il y en a aussi parmi les vingt-neuf qui sont «écartés provisoirement». « Leur dossier comporte certaines confusions. Des confusions que les personnes concernées doivent venir éclaircir pour la commission», précise Jean Renel Sénatus.

À l’issue de cette étape, trois noms seront retenus par le Parlement et envoyés au président de la République qui choisira l’un d’entre eux, en collaboration avec les présidents du Sénat et de la Chambre basse. Alors que le président du Sénat avait promis d’acheminer cette liste la semaine prochaine au chef de l’État, la démarche présentée par Jean Renel Sénatus laisse pourtant planer des doutes sur le respect de ce délai. Chaque assemblée désignera un nom séparément alors que le troisième nom sera sélectionné par les commissions Justice et Sécurité des deux branches du Parlement conjointement. Jean Renel Sénatus a lui-même reconnu que le choix ne serait pas facile. « Les postulants sont de taille», témoigne-t-il comme pour souligner la difficulté de la tâche qui attend les députés et les sénateurs en mettant l’accent sur les compétences, l’honnêteté et le sens du sérieux des candidats.

Jean Renel Sénatus ne fait pas semblant d’ignorer que le statut de ceux qui vont participer dans le choix du protecteur ou de la protectrice du citoyen va compliquer un peu plus la situation. «Le processus est vraiment politique», avoue le sénateur, rappelant que ses pairs, les députés ainsi que le président de la République sont des personnages «éminemment politiques». Le sénateur, qui se targue cependant d’avoir réalisé un travail objectif, espère que le rapport de la commission va résister aux «contestations» et sera adopté par les députés.

En attendant la désignation du protecteur ou de la protectrice du citoyen, Jean Renel Sénatus, qui entend par tous les moyens empêcher les homosexuels d’avoir pignon sur rue, veille au grain par rapport au financement accordé à l’OPC par des coopérants internationaux et qui, selon lui, ont leur propre agenda. Jean Renel Sénatus évoque entre autres la promotion d’activités « Kat pat atè» (se mettre à quatre pattes), pour parler des homosexuels. « Aujourd’hui c‘est presque l’agenda de l’international qui est appliqué à l’OPC», dénonce le sénateur qui parle d'«allégations» qu’il s’engage à vérifier.

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