« Le changement climatique menace la stabilité sociale et compromet toute tentative de relance économique », dixit Pierre Simon Georges, ministre de l’Environnement

À l’attention des journalistes, le ministère de l’Environnement, flanqué du Bureau de l'Ordonnateur et de l’Union européenne, organise deux journées de formation sur « La communication appliquée au changement climatique », les 10 et 11 août courant, à l’hôtel Marriott.

Publié le 2017-08-11 | Le Nouvelliste

National -

La question du changement climatique bénéficie d’un regain d’intérêt dans l'administration Moïse/ Lafontant. À cet effet, les institutions attitrées s’attellent à la barre pour apporter une réponse rigoureuse à partir des méthodes préventives. Au filet, les journalistes, qui constituent un levier important dans la vulgarisation de l’information et la sensibilisation de masse.

« Cet atelier marque la fin d’une série de six ateliers de formation qui a débuté en mai dernier », atteste le ministre de l’Environnement, Pierre Simon Georges. Si aujourd’hui le monde réfléchit face aux menaces du changement climatique, les stratégies d’urgence adoptées diffèrent d’un pays à l’autre.

Dépendamment des ressources et des moyens adéquats dont dispose le territoire.

Durant ces deux journées d’atelier ficelées autour de la thématique « La communication appliquée au changement climatique », les ayants droit bénéficieront de l’expertise du formateur Jorge Faustino Manco, représentant légal du Centre agronomique tropical de recherche et d’enseignement. Trois modules renferment le contenu du cours : 1. Concepts de la communication appliquée au changement climatique ; 2. Le processus de la communication, stratégie et les publics cibles ; 3. Outils et instruments appliqués à la communication en changement climatique.

Depuis 2015, l’État haïtien pilote le programme Appui à la prise en compte du changement climatique dans le développement national d’Haïti (AP3C). Dans sa stratégie, il vise à « renforcer les capacités des cadres des organismes publics, des acteurs de la société civile et des universités à relever les défis posés par le changement climatique », renchérit Monsieur Georges. Conscient du dérèglement climatique dont les incidences menacent la stabilité et la survie de tous, le ministre conclut que « le changement climatique menace la stabilité sociale et compromet toute tentative de relance économique ».

Pour changer de paradigme, une « stratégie nationale de communication et de sensibilisation au changement climatique est indispensable », soutient le formateur Jorge Faustino Manco, avant de lancer un plaidoyer pour encourager l’État à privilégier une stratégie d’ensemble en lieu et place des initiatives sectorielles.

Intensément important, Marie Jeannide Moïse, responsable de la direction de la Promotion de l’éducation environnementale et du développement durable (DPREEDD), insère dans le débat l’information que les ministères de l’Environnement et de l’Education nationale ont signé conjointement, le 29 septembre 2016, un protocole d’accord épinglant l’importance de l’éducation environnementale dans le cursus scolaire.

Madame Moïse soutient que ce « protocole vient opérationnaliser le décret-cadre de janvier 2006 portant sur la gestion de l’environnement et la régulation de la conduite des citoyens et des citoyennes pour un développement durable » (Art. 74-76 – Ch. 7) Une façon de prouver que le dialogue étatique autour de l’environnement ne date pas d’hier.

De prime abord, elle avoue que le « comité bipartite (MdE-MENFP) travaille d’arrache-pied pour l’intégration de la problématique environnementale dans les curricula de l’éducation haïtienne ». Un acte d’importance et de grande responsabilité, aux yeux de plus d’un.

Sans être climatologue, la reconnaissance pour la lutte contre le dérèglement climatique, semble-t-il, jouit de l’intérêt commun. À l’exception du président Trump et de quelques autres thuriféraires, le monde se synchronise contre ce fléau météorologique qui s’abat sur l’environnement comme, jadis, la peste sur l’homo sapiens. Dorénavant, il est bon de s’armer davantage pour l’attaquer, et, qui plus est, la formation reste le levier capital. Pour reprendre l'adage, « un problème bien compris est un problème à moitié résolu ».

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