Y a-t-il de l’avenir pour Banzaï ? s'est-écrié le père Jean Hoet

Faisant état de ses activités dans le bulletin de nouvelles ( Nº 87 daté du 30 juillet 2017) adressé aux membres et amis du club de volley-ball Banzaï, le secrétaire général, le père Jean Hoet s'est grandement inquiété de la situation alarmante de ce club âgé de 21 ans.

Publié le 2017-08-08 | Le Nouvelliste

Sport -

En 2017 Banzaï a 21 années d’existence. Depuis que j’ai fondé le club en 1996, je donne toute mon énergie et tout ce que j’avais comme moyens pour faire de Banzaï ce que cette association sportive est devenue aujourd’hui : un club bien organisé avec un beau palmarès. Pendant ces 21 années j’ai donné à un grand nombre de jeunes, joueurs et joueuses du club, d’innombrables services à titre gratuit : logement, nourriture, soins de santé, accès aux études, terrains de sport, entraîneurs, équipements (uniformes, ballons, filets, etc.), moyens de transport, un camp annuel d’été, un passeport avec visa, des voyages à l’étranger (aux Etats-Unis, Jamaïque, République dominicaine), des excursions, des journées de plage, et puis tant d’autres services. Ma main gauche ne se rappelle plus ce que ma main droite a fait. Depuis 2011, je me suis engagé dans un projet de construction d’un complexe sportif, afin d’offrir à tous ces jeunes un endroit où ils peuvent se divertir sainement.

Nous voici à 2 mois d’une nouvelle saison avec d’énormes défis. Je me trouve dans un moment de ma vie où je ne peux plus continuer de la même façon. Je ne trouve plus les moyens pour offrir les mêmes services aux joueurs et joueuses, membres du club. La fondation, qui a pu assurer le maintien de Banzaï, pendant toutes ces années, se voit elle-même dans une situation économique très alarmante et n’est plus capable de répondre aux exigences liées au bon fonctionnement d’un club de volley-ball, comme Banzaï.

Je n’ai qu'à crier : Au secours ! La charge pour maintenir en vie le club est devenue trop lourde. Je n’arrive pas à trouver des sponsors pour Banzaï. Je n’arrive pas non plus à trouver le financement nécessaire pour la réalisation du complexe sportif, et ceci malgré toutes les démarches entreprises auprès un très grand nombre d’institutions : ambassades, banques, organisations internationales, compagnies, Fédération haïtienne de volley-ball , comité olympique, ministères, etc., je n’ai pas encore pu recevoir même une gourde, ici en Haïti. Tout ce qui a été réalisé déjà, qui représente plus de 350.000 US $, m’a été donné pour la fondation Mamosa-Cunina que je dirige, par des bienfaiteurs belges et des membres de ma propre famille.

Depuis quelques semaines, ma famille a lancé une collecte de fonds internationale (Voir : www.supportbanzai.com). J’ai voulu intégrer Haïti ainsi que la diaspora haïtienne dans cette action, par moyen de lettres et les réseaux sociaux, comme il y a Facebook. Le résultat de cette démarche est jusqu’à maintenant zéro. Pas un sou ! Cela porte à décourager mes amis en Belgique. Le centre sportif est bien pour les Haïtiens, comment se fait-il qu’ils ne veulent pas contribuer à la réalisation de ce beau projet ? Mes fidèles bienfaiteurs se demandent pourquoi continuer à faire tant de sacrifices pour un projet qui ne porte pas l’intérêt des Haïtiens.

Je ne peux que crier au secours, parce qu’il n’est pas possible que cela continue de cette façon, ou bien il ne me restera qu’à démissionner ….

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