Grève illimitée : Heidi Fortuné demande aux greffiers de se ressaisir

Publié le 2017-07-11 | Le Nouvelliste

National -

Sept jours après le mouvement de grève illimitée entamé par les greffiers attachés aux différentes juridictions de la République pour exiger l’adoption d’un statut encadrant le métier et de meilleures conditions de travail, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique Heidi Fortuné sort de son mutisme. À travers un communiqué, signé le 11 juillet 2017, le ministre de la Justice demande aux greffiers grévistes de se ressaisir pendant qu’il est encore temps. Il leur recommande de reprendre leur travail sans délai, en vue de la tenue des assises criminelles. « Alors que la conjoncture économique montre des signes de reprise et au moment où se dessine le futur prometteur, à moins de trois semaines des vacances judiciaires, la grève des greffiers tend à anéantir tout espoir », a indiqué le ministre, qui se dit stupéfait d’entendre par la voie des ondes que les greffiers ont unilatéralement décidé d’entamer une grève illimitée malgré la promesse qui leur a été faite. La note a fait remarquer que lors d’un entretien constructif de vive voix, le vendredi 30 juin 2017, au ministère de la Justice et de la Sécurité publique avec les présidents et quelques représentants du syndicat des greffiers et de l’Association nationale des greffiers, il était convenu que les grandes préoccupations du ministre est la volonté d’agir ensemble sur des projets prioritaires comme la formation des greffiers, l’amélioration de leurs conditions de travail, axée sur la compétence et la probité et l’adoption , à partir du mois d’octobre, du nouvel ajustement. Le ministre Heidi Fortuné en a profité pour annoncer aux greffiers, huissiers et officiers de l’état civil de toutes les juridictions de la République la tenue de séances de formation obligatoires pour tous, suivies d’évaluation individuelle , prévues pour le mois de septembre 2017. Par ailleurs, le ministre renouvelle à tous les greffiers sa volonté farouche d’œuvrer pour une justice plus efficace, crédible, accessible et équitable. « Il n’y aura pas de justice forte, ni de société démocratique forte sans profession judiciaire », a-t-il dit. Il croit que leur collaboration permettra à de nombreux détenus, en attente, de passer en jugement.

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