Le BMPAD rassure et rappelle son attachement à la transparence, au respect de la loi

Publié le 2017-07-05 | Le Nouvelliste

National -

« Il n’y a aucune rareté de produits pétroliers sur le territoire national », a informé, mercredi 5 juillet, le Bureau de monétisation de l’aide au développement (BMPAD), dans un communiqué destiné au grand public, à tous les partenaires, en particulier les intervenants dans le transport, la manutention et la commercialisation de produits pétroliers dérivés. « En sa qualité de régulateur du secteur pétrolier en Haïti, le BMPAD rappelle sa volonté, sa détermination à travailler, et ceci sans équivoque, dans la transparence et le respect des règles définies par la loi, en vue de l’amélioration de ses services dans la mise à disposition à temps des produits pétroliers sur le marché local », lit-on dans ce communiqué. « Le BMPAD, tout en remerciant la population de sa confiance, renouvelle son engagement à œuvrer pour la dynamisation et la rénovation du secteur énergétique en Haïti », a conclu le communiqué qui intervient après la lettre de l’Association des professionnels du pétrole reprochant au BMPAD une commande sans appel d’offres pour l’acquisition de gasoil. Cette association avait indiqué la nécessité que l'industrie puisse continuer à exercer son activité « dans des conditions normales de gouvernance et de transparence ». Après avoir informé le BMPAD de sa décision d’importer une cargaison sans passer par lui, parce qu’il n’avait pas répondu à une correspondance le 31 mai, des membres de l’APP se sont retrouvés dans le viseur de la justice. Les directeurs de Total, de Sol, de Dinasa sont l’objet de mandat d’amener décernés par le parquet de Port-au-Prince. Avant le communiqué du BMPAD, mardi, le ministre de l’Économie et des Finances, Jude Alix Patrick Salomon, avait refusé de parler de « conflit » avec les principales compagnies pétrolières. « Il n’y a pas de conflit. Il y a un malentendu. Il y a une interprétation abusive de la part des compagnies qui se sont autorisées à des démarches auxquelles elles n’avaient pas droit. Dans ce contexte-là, il nous faut nous positionner en tant qu’État pour faire respecter le droit. » Pour lui, il y a eu un « malentendu lourd ». C’est pourquoi l’affaire est aujourd’hui au judiciaire. Avec l’État, il y a des frontières à ne pas franchir, a aussi souligné le ministre de l’Économie et des Finances. Interrogé sur la dénonciation de l’Association des distributeurs des produits pétrole de la commande hors appel d’offres, le ministre a indiqué qu’après l’incendie de la raffinerie de Curaçao, l’État était « obligé d’anticiper » pour « assurer une stabilité des prix à l’achat, pour éviter une nervosité au niveau du marché intérieur » à un moment où il y a une entente pour l’ajustement progressif des prix ». Ne pas anticiper serait « préjudiciable ». C’est pourquoi, avait expliqué Jude Alix Patrick Salomon, l’État a décidé « très rapidement de demander à la compagnie qui avait gagné l’appel de fournir le diesel dans les mêmes conditions de l’appel d’offres ». « Le Venezuela nous avait dit que cette raffinerie serait hors d’usage pendant trois mois. La commande a été placée pour cette période d’indisponibilité de la raffinerie de Curaçao », avait indiqué Jude Alix Patrick Salomon.

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