HAITI/CCAH-FDSE-UEH/SEMINAIRE

Des étudiants en droit et juristes formés en techniques de médiation et d’arbitrage

La Chambre de conciliation et d’arbitrage d’Haïti (CCAH) et la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) de l’Université d’État d’Haïti (UEH) ont lancé lundi, au local de la direction du programme des études post-graduées du rectorat de ladite université à Pacot, un séminaire sur les techniques de médiation et d’arbitrage. Ce séminaire vise à fournir aux participants les outils nécessaires qui doivent leur servir dans la résolution de conflits.

Publié le 2017-06-14 | Le Nouvelliste

Economie -

L'action de la CCAH vise, entre autres, à encourager le recours à des procédures adéquates de résolution des litiges, selon le propos du directeur de ladite institution, Wilhelm Lemke. Cette activité s’inscrit dans une perspective de formation de cadres pouvant être en mesure de jouer un rôle d’arbitre dans les cas de résolution de conflits commerciaux entre commerçants dans le secteur des affaires, mais aussi sur le plan étatique, a-t-il fait savoir dans son allocution. « Nous entendons par-là relancer la notion de médiation et d’arbitrage à travers tout le pays », s’est-il résolu à dire. « Nous avons été à Ouanaminthe dans le département du Nord-Est, au Cap-Haïtien et dans le Plateau central dans le but d’outiller les professionnels du droit, afin qu'ils soient en mesure de mieux jouer leur rôle de facilitateur », a-t-il expliqué au journal. La conciliation et l’arbitrage offrent des avantages énormes, a-t-il dit avec fierté. Il y a de la rapidité dans les résolutions de conflit et cela ne dure qu’entre 3 et 6 mois maximums, a-t-il articulé. En matière de coût, selon les reponsables, les gens peuvent se référer sur le www.ccah.ht pour se renseigner. « Notre mission est d’instaurer un climat de confiance, de transparence et de prévisibilité dans la résolution des conflits commerciaux, ajoute-t-il. « Toute économie qui veut s’améliorer, qui veut aller de l’avant doit faire usage de plus en plus de la conciliation et de l’arbitrage», argumente-t-il. Le doyen de la Faculté de droit et des sciences économiques, Me Élie Méus, qui participait à cette activité, se dit fier d’accueillir pendant les 4 jours du séminaire cette cohorte de 57 étudiants qui doivent apprendre les techniques de médiation et d’arbitrage. Toutefois, le professeur rappelle à ces étudiants qu’il y a une différence énorme entre médiation et arbitrage. Il en a profité pour remercier les organisateurs, notamment le président de la CCAH, pour avoir mis à la disposition de ces jeunes cette précieuse formation. Il invite les jeunes à faire un bon usage de cette formation qui, selon lui, doit leur servir dans leur vie professionnelle. Il dit souhaiter que la pérennisation de cette coopération puisse continuer et que plus de jeunes puissenr être formés pour servir la cause du pays. Pour sa part, le secrétaire général de la CCAH, Georges Henry, explique aux participants que cette activité s’inscrit dans le cadre d’une stratégie mise en place par cette institution dans le but de faire la promotion de l’arbitrage en Haïti. « «Nous entendons sensibiliser les jeunes qui sont au terme de leurs études, de manière à leur enseigner les mécanismes liés aux thèmes qui ont été et seront développés tout au long du séminaire », a-t-il étalé. Comme les autres intervenants, il a fait savoir que c’est une voie alternative qui peut aider le pays sur le plan économique, a-t-il fait savoir. Georges Henry a pris quelques minutes de son intervention pour présenter la Chambre de conciliation et d’arbitrage d’Haïti aux différents participants à ce séminaire qui est lancé ce lundi et prendra fin vendredi 16 juin prochain. A l’issue de cette formation, les participants recevront un certificat de participation qui les habilite, après un test, à se mettre au service du corps d’arbitrage de la CCAH.

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