Deux folles histoires d’amour de Grégory Pinchinat

Livres en Folie

Publié le 2017-05-16 | Le Nouvelliste

Culture -

Manifestement, la fiction se joint à la réalité par le biais de Deux folles histoires d’amour. Écrit par Grégory PINCHINAT avec la participation de Ludnear D. AUGUSTIN, cet ouvrage porte la marque de l’imprimerie Francis Turnier. Introduit par Witensky LAUVINCE, ses soixante-cinq pages sont réparties en deux chapitres : Les amours humaines d’un extraterrestre de G. PINCHINAT et de Denise réalisé par L. D. AUGUSTIN. « Tout semblait efficace jusqu’à ce qu’ils découvrent un effet secondaire assez pervers : le risque de souffrir de l’obsession. C’est ainsi, du moins que j’entends les humains appeler cela. De par mon observation, les symptômes de ce mal sont à peu près les mêmes, chez nous et chez vous : une sauvagerie bestiale, un comportement anormal, une addiction pouvant uniquement être calmée par de la chaleur humaine. Les experts de ce monde ont découvert que la meilleure manière d’éliminer cette marge d’erreur dans leur modèle de guérison, c’était d’administrer la thérapie avec le vaccin des sentiments. C’est à cause de cela que nous sommes tombés sur votre terre. Appelez nous les Tombeurs. Nous avons pour mission de nous emparer de cette précieuse ressource perdue, que quelques humains possèdent encore. C’est la seule façon de sauver les futures générations de notre espèce ». Si, la première partie du livre est pure fiction, la seconde relève quant à lui d’un authentique réalisme. De docteurs extraterrestres essayant de guérir leurs semblables de la maladie de la puberté par l’anthrothérapie à Denise, cette femme hyperséduisante qui réside à Jalousie, ce texte est tant fictif qu’effectif. « Elle gravissait la pente en titubant, son jean délavé trahissait des rondeurs qui faisaient d’elle l’objet d’admiration de tous les hommes de son quartier ; pas un d’entre eux ne pouvait s’empêcher de la regarder à chaque fois qu’elle passait. Denise en était bien consciente mais, si elle devait s’arrêter toutes les fois qu’on lui faisait un compliment relatif à son beau corps de négresse, elle resterait figée comme la statue de la liberté. » Deux folles histoires d’amour attirent l’attention sur ces femmes qui, comme Denise, pour faire bouillir la marmite, s’occupent des tâches ménagères et des besoins du bas-ventre d’un riche patron : « Ses prétentions l’avaient donc incitée à se jeter dans le lit du patron. Ce dernier lui avait fait comprendre que leur relation n’irait pas plus loin qu’un corps à corps payant. Une négresse n’allait pas s’incruster aux rangs d’une famille mulâtresse d’ascendance française. Légère blessure pour son orgueil de femme mais cela lui convenait. Enfin, les circonstances l’y obligeaient. Une fois, deux fois…il n’a fallu que d’un rien pour qu’elle devienne définitivement un objet sexuel que le patron touchait, modelait à chaque fois que le besoin se faisait sentir.» En d'autress terme, il expose l’image des jeunes habitant les quartiers populaires qui, livrés à eux-mêmes, se réfugient dans l’alcool et dans les jeux de dominos. « Réunis autour d’une table, jouant aux dominos, n’ayant certainement pas mieux à faire, ils ne firent que parler…Pour ne pas sombrer, Marc s’était mis à boire. Il arrosait le parquet en béton de ses dégueulis glaireux à l’odeur de faim et d’alcool. »

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