L’UNIFA consacre sa semaine scientifique aux urgences du pays

Publié le 2017-05-16 | Le Nouvelliste

National -

À l’approche du 18 mai, « fête du drapeau et de l’université », l’Université de la Fondation Aristide (UNIFA) organise pendant une semaine, du 15 au 19 mai, des activités para-académiques pour compléter la formation des étudiants. Baptisée « la semaine scientifique » et réalisée sur le thème « Les urgences en Haïti, la réalité », cette activité, en passe de devenir tradition à l’UNIFA, est donc une plateforme de débats universitaires autour des problèmes du pays. Le coup d’envoi a été donné en présence des invités de marque dont des responsables ainsi que les étudiants sur le campus de l’UNIFA, avec une prestation féérique de l'orchestre philharmonique Sainte- Trinité. Même si un accent particulier est mis sur l’accessibilité aux soins d’urgence en milieu hospitalier, ce « forum scientifique » prendra en compte l’urgence sous ses différents aspects. « Comprendre et analyser les urgences auxquelles le pays est confronté à tous les niveaux doit être à la base de toute recherche de solutions », a déclaré l’ex-première dame haïtienne, Mildred Aristide. Pour cela, l’UNIFA, en droite ligne avec sa vocation première de former des médecins et professionnels de la santé pour le pays, donne sa « contribution scientifique pour une compréhension de la question », poursuit-elle debout dans l’espace vert de la UNIFA récemment reboisé. Le docteur Rivette Monaly, première intervenante du jour, a donné une conférence sur la gestion des voies aériennes aux urgences à l'hôpital Bernard Mews où elle travaille comme chef de ce service. Le docteur Jean Hénold Buteau a pris le relais pour sermonner l’assistance sur la réalité des urgences en Haïti. Enfin, Guy Despeignes a avancé des idées sur la nécessité d'une politique de santé pour le pays. Un agenda bien garni Pour la troisième année consécutive et pendant cinq jours, conférences-débats, journées de sensibilisation et autres activités sportives feront l’essentiel de ces activités. Le noble objectif de former les étudiants et de poser les problèmes du pays dans le milieu académique sera poursuivi avec le support d’autres universités de la place, déjà bien intégrées. Le doyen de la faculté de droit de l’UEH, Elie Méus, et celui de la faculté d’Agronomie Jocelyn Louissaint, le professeur Jacky Lumarque de l’Université Quisqueya figurent parmi les intervenants. Il s’agit pour Mme Aristide d’amener la communauté universitaire à réfléchir ensemble sur les maux du pays. Pour ouvrir les horizons aux étudiants, principaux bénéficiaires de ce forum scientifique, d’autres contenus seront enseignés. Mildred Aristide, avocate, a dit miser sur l’apport de la société pour la formation des jeunes à l’UNIFA. Car il leur faut des connaissances additionnelles à la formation initiale. Entre autres personnalités, Joël Vorbe interviendra sur l’accessibilité des personnes handicapées, Leslie Voltaire sur l’aménagement du territoire et Gaël Painson sur la manière de se protéger contre le feu. « Cette opportunité permettra le partage et la diffusion des expériences vécues et des acquis dans ces domaines », soutient-elle. Par ailleurs, l’ancienne première dame qui se voue corps et âme à la formation universitaire des jeunes du pays a fait savoir, avec une pointe de fierté, que l’UNIFA vient de créer deux nouvelles facultés : génie et odontologie. Les avancées ne s’arrêtent pas là. Elle a aussi annoncé l’inauguration, au cours de cette semaine, de la bibliothèque de l’UNIFA, de 6 000 ouvrages pour débuter, et d’une nouvelle cafétéria.

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