Pierre Josué Agénor Cadet tente de rassurer les enseignants

Publié le 2017-05-08 | Le Nouvelliste

National -

Plus d'un mois après son installation à la tête du ministère de l'éducation nationale, Josué Agénor Cadet fait face à ses premiers soubresauts. Grèves et manifestations sont annoncées par des syndicats d'enseignants un peu partout dans le pays. Lors de prises de position publique, ces grévistes exigent de nouvelles nominations dans le système et le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire d'un ministère qui accumule des dettes. L’ardoise, pour le MENFP, est lourde. Pour les instituteurs de l’école fondamentale, la dette dépasse les 200 millions de gourdes. Le montant est le même pour le secondaire. Le MENFP doit à son personnel administratif une dette de plus de 400 millions de gourdes. Pour le PSUGO, la dette a atteint les 5 milliards de gourdes de dette pour les années académiques 2014-2015, 2015-2016 et 2016-2017, selon les informations communiquées. Face à cette levée de boucliers annoncée et compte tenu des ressources limitées et d’un budget rectificatif non encore déposé et voté, le ministre de l’Education nationale, Josué Agénor Cadet, lève le drapeau blanc. « Nous sollicitons auprès de la communauté syndicale une trêve. Nous sommes à la fin de l’année scolaire. On ne peut ne pas travailler. Ce sont nos enfants qui seront les principales victimes», a-t-il appelé, à la bibliothèque du bureau de la Commission nationale haïtienne de coopération avec l’UNESCO, à Pacot, lors d’une conférence de presse sur fond de manifestation pacifique d’un groupe d’étudiants de l’Ecole normale supérieure qui, eux-aussi, réclament leurs nominations. Le ministre de l’Education nationale promet d’œuvrer pour donner une couverture d’assurance en faveur des enseignants et un programme d’alimentation scolaire. Le professeur Pierre Josué Agénor Cadet veut rassurer tout le monde qu’il compte respecter les engagements pris lors de son entrée en fonction. Il avait annoncé qu’il allait tout d’abord résoudre le problème des arriérés de salaire des enseignants, nommer des enseignants en attente, moderniser le système éducatif, augmenter le parc scolaire et passer à la formation continue des maîtres. Pourtant, faute de moyens, explique-t-il, il n’arrive pas jusqu’ici à atteindre pleinement ses objectifs. Il se trouve actuellement entre l’enclume et le marteau, surtout avec des étudiants en colère qui l’obligent à agir vite. Les bras de fer entre les syndicats d’enseignants et le ministère débouchant sur des grèves sont récurrents. Des fois, ces débrayages, intervenant à la fin de l’année académique, pénalisent les élèves des écoles publiques.

Réagir à cet article