Le représentant de l’Unesco en Haïti visite Le Nouvelliste

Publié le 2017-05-02 | Le Nouvelliste

National -

Le représentant de l’Unesco en Haïti, Paul Gomis, a rendu, mardi, une visite de courtoisie au quotidien Le Nouvelliste à l’occasion de ses 119 ans. M. Gomis, qui a été reçu par le directeur du journal Max Chauvet et le rédacteur en chef Frantz Duval, a transmis ses vœux de longévité à l’institution qui a défié le temps. « Que le journal continue d’assumer son rôle de leader! », a-t-il dit aux responsables du doyen de la presse haïtienne. Paul Gomis les a invités à persévérer dans l'innovation, car le journalisme est en pleine mutation. Le représentant du bureau de l’Unesco en Haïti a aussi salué les efforts de tous ceux qui font fonctionner le journal Le Nouvelliste dans un contexte difficile. Paul Gomis, à la veille de la journée mondiale de la liberté de la presse 2017, énumère un ensemble de problèmes auxquels les médias haïtiens font face. « Le marché de la publicité est atomisé par la multiplicité des médias », a-t-il constaté. Il a aussi reconnu que la rotation dans les médias presque tous les 10 ans n’aide pas à l’avancement du journalisme haïtien. Comme si ces problèmes ne suffisaient pas, le Sénat haïtien a récemment voté une proposition de loi anachronique sur la diffamation. Se gardant de coller une quelconque étiquette à la proposition de loi qui attend la bénédiction de la Chambre des députés, Paul Gomis a rappelé que la liberté de la presse constitue la première de toutes les libertés. L’Unesco, a-t-il dit, veut rappeler aux autorités haïtiennes leurs engagements sur le plan international en matière de protection de la liberté d’expression. « Il faut éviter qu’Haïti soit stigmatisée davantage sur le plan international », a-t-il conseillé aux autorités haïtiennes en réaffirmant l’engagement de l’Unesco de continuer à travailler avec Haïti dans le développement des médias. Paul Gomis croit que la meilleure régulation des médias reste l’autorégulation. L’Unesco, qui a déjà aidé à l’élaboration d’un code de déontologie destiné aux journalistes et aux médias haïtiens, promet de sensibiliser davantage les travailleurs de la presse haïtienne à la nécessité de s’approprier ledit code.

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