Amanacer raconte ses rêves dorés

Du 4 au 18 mars, la peintre Emily Bauman, connue aussi sous le nom de « Amanacer », expose sa toute dernière collection à l’Alliance française du Cap-Haïtien. L’exposition dénommée « Rêves dorés » comprend essentiellement des tableaux en résine qui seront par la suite exposés à Port-au-Prince, au Yanvalou, le 2 avril prochain.

Publié le 2017-03-16 | Le Nouvelliste

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Emily Bauman est née à Waterloo au Canada, mais pour avoir grandi en Haïti, la jeune femme se revendique des racines haïtiennes. Peintre autodidacte, elle a d’abord exposé ses œuvres à l’étranger, au Canada et aux États-Unis, avant de les montrer dans son pays d’accueil. L’an dernier, à la fin du mois de juin, Emily Bauman avait procédé au vernissage de l’exposition baptisée « Zanmi destine » aux côtés de Maxan Jean-Louis et de Patsye Delatour au Café 36. C’était la première fois qu’elle prenait part à un événement pareil en Haïti. Ayant entre-temps continué à travailler, l’artiste présente cette année sa grande exposition solo. « Pendant les années que j’ai passées à l’extérieur, en Afrique de l’Est, au Brésil et au Canada, je rêvais de retourner chez moi, en Haïti, pays où j’ai été élevée et où mon art a pris forme. Les sentiments contradictoires qui m’ont animée, mes rêves répétés et les questions d’appartenance qui m’ont hantée sont résumés dans cette nouvelle série de peintures. Ce sont mes rêves dorés », explique l’artiste. « Il n'est pas toujours évident d'être une Haïtiano-Canadienne blonde », poursuit Emily Bauman, qui considère ses nouvelles productions comme étant une fusion de ses divers héritages culturels. Du bleu turquoise, des accents dorés et ces symboles qui ont toujours peuplé l’œuvre de celle qui se fait appeler Amanacer, c’est ce que les amateurs d’art pourront apprécier dans la série « Rêves dorés ». La série comporte 30 tableaux qui célèbrent justement, selon la peintre, les identités culturelles complexes et les beaux rêves d’appartenance. « Ces tableaux aux prix variés seront disponibles pour achat jusqu’à la réception de clôture le 18 mars », affirme la peintre, qui dit avoir été beaucoup influencée par Jean-Claude Garoute, alias Tiga, et l’école Saint Soleil. À travers cette dernière collection, Amanacer a voulu introduire la peinture fluide dans son travail, mais aussi dans l’art contemporain haïtien. Son exposition traduit justement sa maîtrise de l’utilisation de la résine, style tendance dans les galeries de San Francisco et de New York, entre autres. Ayant commencé à peindre dès l’âge de dix ans, Emily Bauman se réfugie désormais dans son « art cave », pour réaliser des peintures à l’huile, de l’art abstrait et des portraits. Outre ses différentes peintures, l’artiste a aussi signé, en juin 2015, « Ritual Art », une série de tatouages métalliques temporaires dont les dessins ont été inspirés de « vèvè ».

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