BHDA et Haitiz: signature de contrat pour le respect des droits d'auteur

Le Bureau haïtien du droit d’auteur (BHDA) et Haïtiz, une nouvelle plateforme de promotion et de valorisation, mais surtout de promotion de la musique haïtienne, ont signé, ce jeudi 16 mars, un contrat qui devra s’assurer d’une meilleure protection de l’ensemble des œuvres des auteurs, et qui permettra à ceux-ci d’être convenablement rémunérés.

Publié le 2017-03-16 | Le Nouvelliste

Culture -

« Tout artiste, peu importe sa génération et sa tendance musicale, qui aurait son œuvre disponible sur Haitiz, pourra bénéficier des retombées pécuniaires, moyennant qu’il soit inscrit au Bureau haïtien du droit d’auteur », a fait savoir Jean Venel Casséus, PDG de Haitiz. En plus de disposer d’un site Web (www.haitiz.com), Haïtiz est également disponible pour les utilisateurs des téléphones intelligents sur PlayStore et AppleStore. Une fois l’application téléchargée, chaque mélomane, mais surtout des amants de la diversité et de la richesse musicale haïtienne, pourra facilement écouter, à son rythme, la musique de son choix. Avec plus de 300 000 titres de musiques haïtiennes traversant différentes générations, Haitiz veut faciliter les artistes à mieux profiter de leur production, explique son PDG. Il s’agit d’un travail d’archives lié à la technologie conformément aux normes relatives à la protection du droit d’auteur. « Plus vous écoutez de la musique sur Haitiz, plus les artistes, les compositeurs et interprètes (seulement ceux-là) qui sont enregistrés au BHDA, plus ils auront gagné de l’argent », rassure la romancière Emmelie Prophète et directrice générale du Bureau haïtien du droit d’auteur. Le droit d’auteur récompense le succès, dit-elle, avant d’annoncer au passage la signature d’un contrat avec l’ensemble des médias à l’échelle national qui, d’une manière ou d’une autre, participe à la production de contenus. La signature du contrat avec Haitiz, devant protéger le droit des auteurs, est l’une des grandes décisions prises par le BHDA pour aider les artistes à vivre de leurs œuvres, à en croire l’écrivaine. Aujourd’hui, le monde assiste à une grande évolution du numérique. Les acteurs de différents pays font également des efforts pour s’y accommoder. Mais nous aussi, d’après la directrice du BHDA, avons intérêt à entrer dans le numérique qu’elle considère comme une « chance pour les pays en développement ». Le numérique va favoriser le partage de la culture, des savoirs, mais aussi de l’argent pour les auteurs, dans une meilleure diffusion de leurs œuvres, estime Emmelie Prophète.

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