Au Bureau National d’Ethnologie (BNE) :

Douze (12) Femmes, « Trésors immatériels » de la culture nationale, honorées

Publié le 2017-03-14 | Le Nouvelliste

Culture -

Wébert Lahens Venues de différents horizons, mais dans la mouvance de la culture haïtienne, douze (12) femmes sont célébrées : le Bureau national d’ethnologie (BNE) a élevé ces dames au rang de « trésors immatériels » et les a honorées dans leur sphère d’activité. Ce sont : Emerante de Pradines (chanteuse), Soymela Cyprien dit Ti Fam (chanteuse), Yanick Lahens (écrivaine), Lorraine Mangonès (patrimoine), Michèle Frisch (Galerie Marassa), Pascale Théard (artiste-artisan), Gesica Génécé (Audiovisuelle-cinéaste), Linda Elisabeth François (danseuse), Emmelie Prophète ou Emmelie Prophète Milcé (Ecrivaine), Bayana Bello (patrimoine), Arnelle Laguerre (haute couture au carnaval) et Danielle Magloire (professeure),etc. Ces « reines soleil », ces femmes exceptionnelles ont marqué la vie, l’enfance, la jeunesse, la formation du directeur général du BNE, M. Jean Hérold Josué, en tant qu’hougan et homme de culture. Pour marquer la Journee internationale de la femme en Haïti (8 mars), singulièrement au BNE, le DG a remis, avec force éloges, une plaque d’honneur à chacune de ces douze (12) personnalités. Étant donné que le nom d’Emmelie Prophète a été citée, en la circonstance, à deux reprises. Tenue dans les jardins du BNE, cette cérémonie a valorisé « le respect du droit à la différence ». Le Musée du carnaval D’un côté, le DG de la BNE a accompagné les invités, à cette soirée spéciale, à l’intérieur du Bureau : une exposition de robes, de modèles d’habillement pour le carnaval réalisé sur une génération (environ dix ans). Les convives ont apprécié le projet de musée du carnaval de la direction générale du BNE. En effet, des robes, des tenues hautement élaborées étaient prêtes pour être conservées dans un musée à la mémoire des générations futures. La plaque d’honneur De l’autre côté, ces femmes aux voix variées et percutantes ont touché chacun de nous, dans notre source d’inspiration, en tant qu’écrivaines. Dans notre culture musicale avec mille et une expressions pour traduire notre savoir musical, en tant que chanteuse. En tant que valeurs patrimoniales, comme créatrices, dans notre être tout entier. Comme le DG du BNE, elle nous ont remué aussi... Cet hommage ne consacre pas seulement la reconnaissance d’un homme – le DG du BNE-, mais il s’ouvre sur toute une communauté d’intellectuels, pour une raison ou une autre ; sur toute une population, à un titre ou un autre, émue et troublée par le tatent de ces « trésors immatériels » - ces valeurs sûres. Ces « reines soleils » ont accompli un exploit. Comme les Japonnais qui l’incluent dans leur propre culture, elles invitent chaque homme à chercher, en soi, ‘’la femme’’.

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