Compatriotes, concitoyens haïtiens, indignons-nous !

Publié le 2017-02-16 | Le Nouvelliste

Idées & Opinions -

20 novembre, 4 décembre, 19 et 20 décembre, 28 et 29 décembre 2016 : et le cancer gangreneux de la fraude électorale scandalise le Sud-Est ! Le Bureau du contentieux électoral national (BCEN) - chambre 1 composé de M. Frinel JOSEPH, président; Mme Marie Hérolle MICHEL, M. Damicy PHEMOND, M. Kennedy BERANDOIVE et M. Maxi ROCKFELLER, membres, a rejeté ma requête en contestation des résultats préliminaires des sénatoriales du département du Sud-Est, publiés le 4 décembre 2016, pour un prétexte de caution (fausse application de l’article 183.c du décret électoral du 2 mars 2015) alors que le Bureau du contentieux électoral départemental (BCED) avait jugé ma requête recevable en la forme et s’était déclaré incompétent au fond. Je tiens à préciser pour la vérité, la justice, la démocratie et l’histoire que cette décision intéressée du BCEN-chambre 1 est antidatée. Elle porte la date du 19 décembre 2016 alors que l’audience inhérente à ma contestation prit fin autour de 2h a.m. le 20 décembre 2016. Pire, la décision était « couvée », en violation évidente du décret électoral, pendant neuf (9) jours pour n’être rendue publique et affichée au BCEN que le 28 décembre 2016, la veille de la publication des résultats définitifs par le Conseil électoral provisoire (CEP). Précisons que cette décision n’a jamais été affichée au BED du Sud-Est en violation de l’article 187.1 du décret électoral en vigueur et d’application. Tout cela est très suspect ! L’histoire - pour ne pas dire le futur proche- dira sûrement le reste. Comble de l’écœurement, l’unique juge de paix que mes avocats ont pu trouver à Jacmel refusa de verbaliser le non-affichage de la décision du BCEN au BED du Sud-Est. Arrivé quand même devant le BED, ce juge déclara enfin à mes avocats : « Mwen pa ka goumen kont Joseph Lambert. » Déni de justice ! Sacrilège ! S’agissait-il de combattre quelqu’un ou de faire son travail de juge en toute impartialité et indépendance selon la loi et l’éthique ? Dans quelle République vivons-nous - je veux dire : pataugeons-nous- après plus de deux siècles d’indépendance ? Je lance à cor et à cri le S.O.S. salvateur de l’écrivain Stéphane HESSEL : COMPATRIOTES, CONCITOYENS HAÏTIENS, INDIGNONS-NOUS ! Nous sommes pris en otage. «Politisyen zèfèyis, machann peyi, sousèt pèp, kidnape nou ak tout peyi nou.» Ils ont détruit les institutions républicaines par l’intimidation, la sinécure et la corruption totale pour régner en maître et bandit… J’ai commis l’unique crime d’être candidat au Sénat de la République et d’avoir refusé de me prostituer en contestant, avec pleine et entière conviction, les résultats préliminaires des sénatoriales du Sud-Est. Ainsi, dans notre société désarticulée où «dèyè pòt tounen devan kay», ma posture devient donc imposture. Et je ne suis pas en odeur de sainteté face à la justice pourrie de mon pays et de mon département, et au CEP concomitamment juge et partie. Enfin, pour ne pas se contredire, le BCEN-chambre 1 fait une élucubration : « … ordonne la confiscation des amendes. » Et se contredit totalement. L’article 183.c du décret électoral parle de caution et non d’amende. Le BCEN-chambre 1 se fourvoie, car ne pouvant pas ordonner de confisquer la caution qu’il dit que je n’ai pas payée au fisc, il parle de « confiscation des amendes ». Peut-on ordonner la confiscation de ce qui n’existe pas ? Selon le BCEN-chambre 1, la caution n’existe pas. Selon l’article 183.c du décret électoral, utilisé de façon intéressée par le BCEN-chambre 1, les amendes n’existent pas. Comment confisquer ce qui n’existe pas ? Deux façons d’adresser cette quadrature du cercle : soit - par l’absurde-e BCEN-chambre 1 avait décidé d’épargner la nation d’un tel précédent calamiteux, soit en posant directement la question à ces alchimistes qui nous imposent cette impasse intellectuelle inique pour satisfaire la voracité cynique du clan qui asphyxie notre peuple… COMPATRIOTES, CONCITOYENS HAÏTIENS, INDIGNONS-NOUS ! Comme la décision du BCEN-chambre 1est illégale et viole le droit de vote du peuple et mes droits de citoyen candidat au Sénat ; Comme la décision du BCEN-chambre 1 procède sciemment d’une interprétation et d’une application fausse de l’article 183.c, et donc viole le décret électoral en vigueur et d’application ; Comme l’impartialité de la décision du BCEN-chambre 1 est sujette à caution ; Mes avocats et moi ont fait, en vingt-quatre (24) heures, pourvoi en révision contre la décision du BCEN-chambre 1 par-devant le CEP, en vertu de l’article 1er.1 du décret électoral du 2 mars 2015, faisant du CEP l’ultime instance contentieuse : « Le CEP est le contentieux de toutes les contestations soulevées à l’occasion soit des élections, soit de l’application ou de la violation de la loi électorale, sous réserve de toute poursuite légale à entreprendre contre le ou les coupables par-devant les tribunaux compétents. » Cette requête célère en révision déposée à 9h 09 le 29 décembre 2016 fut ignorée par l’absolutisme du CEP qui, violant l’article 1er.1 du décret électoral en toute impunité et « indépendance », publia ses résultats définitifs parachutant le candidat Joseph LAMBERT, sénateur au premier tour du scrutin, privant arbitrairement le Sud-Est et moi-même du second tour attendu, auquel mes compatriotes et moi avons droit. Pourquoi le CEP a-t-il agi ainsi ? En plus de la réponse de l’histoire qui viendra certainement, je réponds aujourd’hui pour préciser que moi-même, Hébert LAHATTE, je suis victime d’avoir contesté non seulement les résultats des élections législatives du 20 novembre 2016 dans le Sud-Est, mais encore le système qui ne produit que de la fraude électorale au service de l’oligarchie mercantile, corrompue et corruptrice, qui suce et détruit notre pays et notre peuple… COMPATRIOTES, CONCITOYENS HAÏTIENS, INDIGNONS-NOUS ! Le Conseil électoral provisoire (CEP) a reçu en temps réel, du superviseur général du centre de vote Ecole Mixte Lamercie (1re section communale de Ravine Normande, commune des Cayes-Jacmel) un procès-verbal d’incident signé également par le superviseur adjoint, et une photo du candidat Joseph LAMBERT- dans son véhicule, avec sa casquette « ananas »- faisant campagne et donnant de l’argent aux électeurs aux alentours du centre de vote. Ce cas est-il trop insignifiant au regard du décret électoral pour appliquer ce dernier et disqualifier le candidat contrevenant ? Le contrevenant est-il au-dessus de la loi ? Est-il si puissant qu’il prime la loi et s’assujettit tous les acteurs du système failli? Est-il lui-même la loi ? … De plus, mes avocats et moi avons joint un exemplaire de ce procès-verbal d’incident à une correspondance adressée le 25 novembre 2016 au Bureau électoral départemental (BED) du Sud-Est, longtemps avant la publication des résultats préliminaires du 4 décembre 2016, et avons soumis un exemplaire de ce même procès-verbal d’incident au délibéré des juges du BCEN-chambre 1… COMPATRIOTES, CONCITOYENS HAÏTIENS, INDIGNONS-NOUS ! Le conseiller électoral Frinel JOSEPH, président du BCEN-chambre 1, qui était chargé de la gestion de la journée électorale du 20 novembre 2016 dans le département du Sud-Est, précisa, à la fin de la journée de vote, dans sa déclaration à la presse de la métropole du Sud-est, qu’un certain Emerson VILBRUN fut surpris en train de manipuler les électeurs au profit d’un candidat connu et que la justice sera saisie de ce cas. Arrivé à Port-au-Prince, on ne sait pas si le conseiller Frinel JOSEPH a eu un problème de mémoire ou a subi des pressions ou autres, il n’a jamais reparlé de cet incident majeur signalé au micro de la presse jacmélienne. Ce cas encore est-il trop insignifiant au regard du décret électoral pour appliquer ce dernier et arrêter les mesures qui s’imposent en l’espèce ? Malgré la clé USB déposée par mes avocats et moi au délibéré des juges du BCEN-chambre 1, comportant le message vocal du manipulateur Emerson VILBRUN, le message vocal d’un coéquipier du manipulateur, lui demandant de ne plus envoyer de message sur le groupe « 100% LAMBERT » pour cause d’infiltration, et le son du conseiller Frinel JOSEPH à la presse jacmélienne, rien n’a été fait. Le BCEN-chambre 1, présidé par ce même conseiller Frinel JOSEPH, a jugé bon de déclarer ma demande irrecevable… COMPATRIOTES, CONCITOYENS HAÏTIENS, INDIGNONS-NOUS ! Quand la justice et le CEP violent la loi, les droits du citoyen et du citoyen candidat, orchestrent l’injustice en toute impunité au détriment du peuple haïtien, de la continuité de l’État et de la cohésion nationale, moi-même, Hébert LAHATTE, citoyen haïtien candidat au Sénat de la République aux élections du 20 novembre 2016 dans le département du Sud-Est ; pour la vérité, la justice et la démocratie, pour l’honneur, l’espoir et l’histoire, je décide de porter plainte par-devant le tribunal de la conscience citoyenne nationale et l’opinion publique. En tant que victime et, en cette occasion triste et révoltante, porte-parole du peuple haïtien victime des élections depuis après 1986 et porte-parole des autres concitoyens candidats victimes, j’ai appris que quand la nation demande des comptes à cause de la « violence structurelle » que subit sans répit le peuple, c’est justice, droit, équité, démocratie et progrès. Suivent donc : • mon plaidoyer par-devant le BCEN-chambre 1 aux côtés de mes avocats Me Nathanaël LERINE, Me Marc-Dala JOSEPH, Me Rameau COLIN, Me Germain PIERRE • le pourvoi en révision contre la décision du BCEN-chambre 1 affichée seulement au BCEN le 28 décembre 2016, soit la veille de la publication des résultats définitifs du CEP. Jacmel, le 18 décembre 2016 Audience BCEN de la nuit du 19 au 20 décembre 2016 à Port-au-Prince Je suis Hébert LAHATTE, citoyen haïtien, marié, serviteur de Dieu, serviteur de notre peuple, doyen à la Faculté d’économie & gestion (FEG) de l’Université publique du Sud-Est à Jacmel (UPSEJ), consultant-formateur, candidat au Sénat de la République (KID, Sud-Est). Je salue : • l’honorable président et les honorables membres du Bureau du contentieux électoral national (BCEN); • les candidats présents; • les représentants des organisations des droits humains et les autres observateurs; • les avocats et les compatriotes des partis politiques; • les camarades politiques, les amis et les compatriotes venus nous supporter et supporter leurs candidats et leur parti politique; • les agents de la Police nationale d’Haïti; • les professionnels de la presse. Honorable président et honorables juges du tribunal électoral, je conteste et je dénonce les résultats préliminaires des élections législatives du 20 novembre 2016 dans le Sud-Est. Je le fais pour la vérité et l’honneur, pour l’histoire, l’espoir et la victoire. Nous sommes ici aujourd’hui pour contredire Jean de La Fontaine dans « Les animaux malades de la peste » : « Selon que vous soyez puissants ou misérables, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Honorable président, honorables juges, la crise chronique de valeurs qui sévit chez nous en Haïti dégrade terriblement notre société et laisse les jeunes, orphelins de modèles et de repères. Notre société peut-elle continuer à donner raison à Napoléon Bonaparte qui disait : « On gouverne mieux les hommes par leurs vices que par leurs vertus ? Avons-nous perdu ou sommes-nous en train de perdre la faculté d’avoir honte ? « Wont se volonte : se sa anpil konpatriyòt ayisyen di oubyen montre nan konpòtman yo jodi a…» Haïti a besoin de femmes et d’hommes de science et de conscience, de femmes et d’hommes qui ne corrompent pas et ne peuvent être corrompus, de femmes et d’hommes de caractère à même de servir l’intérêt général. «Nou konnen byen, nan peyi nou, oubyen a letranje, nou genyen konpatriyòt ayisyen byen fòme men ki se danje sosyal . Ayisyen fòme sa yo se premye responsab malè peyi nou, premye responsab mizè frè ak sè nou yo, paske Ayisyen save sa yo prefere mete konesans yo o sèvis» injustice, malpropreté, violence ak corruption. «Ayisyen save yo trayi misyon yo genyen pou akonpaye pèp ayisyen an pou l viv byen tankou prèske tout pèp sou la tè, pou pèp la viv byen tankou moun dwe viv, pou pèp la viv byen tankou pitit Bondye ki fèt »à l’image de Dieu. Honorable président, honorables juges du prétoire, ma présence aujourd’hui, au Bureau du contentieux électoral national, est pour redire combien sacrés sont le droit de vote et le vote de notre peuple (Vox populi, vox Dei.) que je remercie de tout cœur ; pour confirmer combien je respecte le choix de notre peuple et suis attaché à la volonté de notre peuple. Le peuple, richesse par excellence du pays ; et le philosophe et économiste Jean Bodin signe son aphorisme : « Il n’est de richesse que d’homme. » Je veux redire également ma foi inébranlable en la Vérité et la Justice. « La vérité qui n’a pas d’heure, qui est de tous les temps… », selon Albert Schweitzer. « La vérité » qui, d’après Le Coran, « plane et ne se laisse jamais dominer». « La vérité » qui, selon le philosophe Ernest Renan, « sera un jour la force ». Honorable président, honorables juges du tribunal électoral, aujourd’hui, ici et maintenant peut agir, en toute liberté et impartialité, cette force qui doit rétablir la vérité des urnes après laquelle soupirent nos concitoyens en général et nos sœurs et frères du Sud-Est en particulier, pour le bien-vivre ensemble, pour le bonheur de tous et de chacun, pour le développement de notre pays et l’épanouissement de notre peuple, pour la modernité politique et le progrès social… Haïti a donc besoin de héros. Que les héros haïtiens n’appartiennent plus seulement à l’histoire ni n’existent plus seulement dans les livres ! Aujourd’hui, plus que jamais, Haïti a besoin de héros, modèles accessibles au quotidien dans notre société désarticulée. Le héros s’attaque à des défis : • Être honnête, loyal, juste, impartial, intègre dans notre société haïtienne, aujourd’hui, est un défi. • Aimer l’école et faire la promotion de l’éducation constituent un défi aujourd’hui dans notre société. • Aimer le travail et condamner l’exploitation, l’argent sale, l’argent facile sont un défi aujourd’hui dans notre société haïtienne. • Aimer la vérité, dire la vérité, faire la promotion de la vérité et défendre la vérité constituent un défi en Haïti aujourd’hui. Le grand Nelson Mandela, révolutionnaire et homme d’État, nous instruit à propos : « L’honneur appartient à ceux qui ne s’éloignent jamais de la vérité. » • Avoir honte quand on commet un écart, une erreur, une faute et prendre conscience de son état constituent un défi en Haïti aujourd’hui. • Vivre les valeurs morales et humaines, et en faire la promotion constituent un défi aujourd’hui chez nous en Haïti. Si je ne m’abuse, notre juriste et éducateur, Me Gérard Gourgues, nous rappelle : « Une nation ne se défend pas seulement par sa puissance militaire (économique ou financière) mais également et surtout par le respect scrupuleux de ses forces morales et des valeurs humaines, sans lesquelles cette nation se décompose et s’abandonne. » • Pratiquer et cultiver le respect et la tolérance constituent un défi aujourd’hui en Haïti… En ce qui a trait à la conquête du pouvoir, le juriste sénégalais, Me Abdoulaye Tine, pense qu’« il faudrait que les politiques voient leurs adversaires non pas comme des ennemis, mais comme des interlocuteurs avec qui il faut débattre ». • Aimer Dieu, son pays, sa famille, ses semblables constitue un défi dans notre société aujourd’hui. Le grand Fidel Castro, révolutionnaire et homme d’État, nous met en garde à propos : ceux qui aiment Dieu, leur pays et leurs semblables, ne sont pas nombreux. • Aimer et œuvrer pour la justice et la démocratie, aujourd’hui en Haïti, c’est un défi. Selon Les Saintes Écritures : « La justice élève une nation ». La justice qui crée et consolide le sentiment d’appartenance du citoyen à la nation, à une communauté de valeurs. La justice qui sous-tend la cohésion sociale, la cohésion nationale… « La démocratie des valeurs, la démocratie des conduites » à laquelle nous, citoyens haïtiens, aspirons tous, c’est la démocratie de l’État de droit, la démocratie de la justice. De même que l’école fonde la nation et porte toutes les réformes, la justice garantit en tout temps les droits du citoyen envers et contre tous et sous-tend la culture d’appartenance au corps social à la nation. Honorables magistrats, nous savons tous que votre fonction vous confère une grande dignité ; dignité, malgré tout, éphémère, qui part avec la fonction. Ce qui importe vraiment, c’est la dignité (concept éthique et moral) consubstantielle à la personne humaine, qui constitue le socle des rapports humains… Honorable président, honorables juges, je suis présent aujourd’hui pour contester et dénoncer le fait que, encore une fois - et cette fois-ci entame la patience et révolte la conscience citoyenne - les résultats des élections ne reflètent pas l’expression de la volonté populaire dans notre département, le Sud-Est. Ces résultats préliminaires arrangés par le Centre de tabulation des votes (CTV) du Conseil électoral provisoire (CEP), procèdent d’une violence psychologique (violence structurelle du sociologue Pierre Bourdieu) telle que toute idée de contestation soit étouffée et que le peuple se résigne. En témoigne l’écart qu’ils ont fabriqué à l’« usine de tribulations » entre moi-même, Hébert LAHATTE, votre serviteur, et celui qui remue ciel, terre et mer pour se faire parachuter au 1er tour du scrutin, et que le système oligarchique essoufflé entend parachuter au mépris du droit de vote de nos compatriotes du Sud-Est, de leurs besoins et des véritables enjeux de développement. «Se byen konte, mal kalkile ! Kraponnay rezilta malatchong sa pap pase. Bare vòlè eleksyon ! Aba koudeta elektoral !» Si le système politique mafieux qui asphyxie notre pays et détruit notre peuple exècre les femmes et les hommes politiques qui ne veulent pas se prostituer, à un point tel que ce système continue aisément à violer la loi et le droit de vote du citoyen haïtien, bafouer les droits du citoyen candidat et voler les élections, nos rarissimes vrais leaders et notre peuple doivent s’organiser pour démolir et enterrer ce système irritant et mortifère. Honorable président, honorables juges du tribunal électoral, les élections du 20 novembre 2016 qui s’étaient bien déroulées en apparence sont au fond entachées d’irrégularités et de fraudes. Le département du Sud-Est meurtri, et en mal de démocratie, continue à subir de plein fouet les dégâts irréparables et monstrueux de la « violence structurelle ». Personne ne peut nous faire croire qu’on vole les élections, qu’on vole le vote de notre peuple pour le bonheur de ce dernier. Lorsqu’on vole les élections, c’est toujours pour se servir soi-même, pour servir les intérêts mesquins, claniques, inavoués et ténébreux de l’oligarchie qui suce et tue notre pays, ses filles et ses fils. Que la justice brille de son impartialité et de toute sa force pour rétablir la vérité des urnes et guider notre peuple vers la stabilité, la modernité politique et le progrès social ! Aussi, le rêve d’une nation haïtienne unie, forte, prospère, fière et bienheureuse dépend-il de notre adhésion à tous à la juste cause de la promotion des valeurs de notre devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité ! Merci !

Hébert LAHATTE Candidat au sénat KID/Sud-est Elections du 20 novembre 2016 Auteur

Réagir à cet article