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| Wyclef Jean en tenue de ville |
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| Wyclef Jean au milieu de la délégation après le lancement du Nasdaq |
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Wyclef préside au lancement du Nasdaq
Haïti: C'est aux cris de « Haïti, Haïti, Haïti » scandés par une délégation euphorique d'une quinzaine de compatriotes venus spécialement d'Haïti que Wyclef Jean a pressé ce vendredi 23 juillet 2010 la fameuse sonnette qui ouvre chaque matin le Nasdaq.
La superstar mondiale de la musique hip-hop et cofondateur de Yélé Haïti -qui multiplie les entrevues dans la grande presse américaine - a lancé, à 9 h 30, heure de New York, les transactions de cette bourse électronique spécialisée qui est l'un des poumons de la finance américaine.
Même s'il n'est pas le premier Haïtien à avoir eu cet honneur, la présence de Wyclef à cette bourse est tout un symbole car elle coïncide avec les six mois de la catastrophe survenue en Haïti et avec des rumeurs de plus en plus insistantes qui le présentent comme un potentiel candidat à la présidence ou, au minimum, comme un acteur important des élections présidentielles du 28 novembre prochain.
Avant de donner le coup d'envoi de la séance de ce vendredi, c'est un Wyclef très "homme d'affaires", vêtu comme un banquier de Wall Street, cinglé dans un costume noir rayé rehaussé d'une cravate rouge à rayures, les chaussures cirées comme un miroir, qui a déclaré, dans une courte allocution adressée aux magnats de la finance, que « Haïti is open for business ».
Pendant que défilent au coeur du Time Square les images de son action en Haïti, particulièrement depuis le tremblement de terre, Wyclef a remercié le président René Préval pour son leadership après la catastrophe, rappelé l'action des ONG - dont Yélél - et surtout insisté pour inviter les investisseurs à venir en Haïti car plus que d'une action caritative, c'est d'emplois et de création de richesses que le pays a besoin, selon lui.
Interrogé en marge de la cérémonie par Le Nouvelliste, Wyclef Jean a tenu à préciser qu'il n'est pas un traitre et que s'il amène partout le drapeau de son pays depuis le tout début de sa carrière avec les Fugees, ce n'est pas maintenant, après le séisme, qu'il va dire du mal du gouvernement qui dirige Haïti.
«Il était important pour moi de dire mon opinion sur le gouvernement de mon pays devant tous les investisseurs qui me regardent. Je voulais qu'ils sachent que j'ai du respect pour le gouvernement de mon pays», a indiqué la superstar. Continuer > |
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« Je considère le fait d'ouvrir le Nasdaq comme un symbole pour montrer que dans un pays comme les USA tout le monde peut investir dans les compagnies les plus importantes, comme Mac Donald, par exemple. Je veux aussi que les investisseurs perçoivent mon passage comme une invitation à venir faire des affaires en Haïti. La diaspora aussi doit investir dans son pays. Tout le monde doit savoir que Haïti est ouverte aux investissements, nap tan n tout moun », a lancé Wyclef dans son accent particulier d'enfant haïtien éduqué aux Etats-Unis en anglais, qui depuis mélange les trois langues des deux pays pour communiquer.
Deux personnes ont reçu toute son attention lors de sa courte allocution devant les cameras du broadcast studio du NASDAQ Market Site au 4 Times Square à l'angle de la 43e rue et de Broadway: Raymond J. McGuire, head de la section Global corporate investment banking de la Citi (Citibank) et Derek Johnson, le CEO de Yele Haïti, qui, tous les deux, assistaient à la cérémonie.
Johnson a été choisi par Wyclef et ses partenaires de Yele Haïti pour redorer le blason de la fondation, qui avait besoin de bases plus solides depuis qu'elle est le porte-étendard de la cause haïtienne aux USA et reçoit à ce titre des fonds importants du The Clinton Bush Haiti Fund et des subsides en provenance des initiatives de la chaîne de télévision BET, entre autres. Yele essuie des critiques récurrentes dans la presse américaine qui scrute à la loupe toutes ses actions.
Dans la présentation qu'il a faite de Derek Johnson, Wyclef le considère comme l'un de ceux qui ont sorti Harlem, quartier Noir célèbre de New York, de la détresse pour l'amener sur le chemin de la postérité. Johnson a aussi dirigé d'importants projets de rénovation et de construction dans tout New York aux côtés de l'ancien maire noir de la Big Apple, David N. Dinkins.
Avant la cérémonie au siège du Nasdaq, Wyclef a donné des interviews aux networks américains en plein coeur du Time Square. Son slogan est toujours le même, à savoir que Haïti a besoin d'investissements pour se relever. Partout, les gens, des étrangers en général, se pressent pour se mettre sur son passage, lui serrer la main, se faire prendre en photo avec lui. La vedette est disponible, rend les sourires et se prête volontiers aux reprises pour les photos manquées, comme cela sied à tout artiste qui sait qu'il appartient au public qui l'aime.
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