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Fatigués et désespérés
Plusieurs centaines de personnes énervées ont exprimé l'immense sentiment de honte qui remplit leur âme et leur coeur d'être humain, en faisant la queue devant le bureau du service d'Immigration et d'émmigration haitienne pour renouveler ou réccupérer leur passeport égaré au cours du seisme du 12 janvier.
Haïti: Désespérés et fatigués d'attendre pendant des heures pour être enfin accueillis par un employé du service d'immigration et d'emmigration haitienne, les gens sont verts de rage. Enervés, deux hommes en sont même venus aux mains. Il a donc fallu faire appel aux agents de police pour tempérer leur colère.
Avides de recueillir leur livret humanitaire, quelques uns se sont même postés devant le bâtiment avant l'ouverture même de l'institution, à savoir 8 heures 30 du matin. Ils ne veulent qu'une chose: avoir leur passeport pour se rendre ailleurs afin de vivre mieux après le cataclysme du 12 janvier qui a coûté la mort à plus de 200 000 Haitiens.
Certains sont même au bord des larmes, envahis par le desespoir. Pourtant, depuis la réouverture du bureau d'immigration, ils sont des centaines à camper très tôt le matin devant l'enceinte de l'institution, dans l'espoir d'être reçus en premier.
Jean-Marc, un miraculé du seisme du 12 janvier a fait la longue file. Il est arrivé vers 5 heures du matin. Devant lui, 7 heures d'attente pour obtenir le précieux livret qui lui permettrait de laisser le pays dans les prochains jours. " Je suis arrivé a 5 heures du matin. Il y avait déjà une foule de personne qui se massait devant l`immeuble. Je suis rentré a Port-au-Prince afin de mettre a jour mon passport ", dit-il, l'air désespéré.
Parmi eux, Rita, une haïtienne de 35 ans fait la queue pour la troisième fois cette semaine. Elle affirme que les responsables ont tout fait pour les décourager. "Seuls les plus courageux auront finalement leurs livrets", déplore-t-elle, d'un ton amer.
Selon des informations recueilies, plusieurs employés de l'institution ont assuré la réception des personnes. Mais, voyant l'afflux, d'autres employés ont été ajoutés. Ce qui n'a en rien alléger la longue file d'attente, puisqu'il reste encore une majorité de gens qui attendent encore devant la porte.
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