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National |
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25 Novembre 2009 |
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| Les armes récupérées par VIHAMO et remises à la police nationale |
| (Photo: Robenson Geffrard) |
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| Le commissaire principal de Port-au-Prince, Michel-Ange Gédéon, en train de vérifier le 9 mn |
| (Photo: Robenson Geffrard) |
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| Le coordonnateur général de VIHAMO, le pasteur Maxo Joseph |
| (Photo: Robenson Geffrard) |
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| La foule n'a pas voulu rater l'événement |
| (Photo: Robenson Geffrard) |
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Les armes après la conversion
Comme prévu, les responsables de VIHAMO ont rendu à la police nationale, ce mercredi, six armes rapportées volontairement par des bandits repentis de Grand-Ravine. La cérémonie s'est déroulée à Grand-Ravine en présence du commissaire principal de Port-au-Prince, Michel-Ange Gédéon, et en l'absence des vrais concernés, les anciens bandits et la CNDDR.
Haïti: « Les six armes récupérées sont opérationnelles », a affirmé sur place le porte-parole de la police nationale, le commissaire municipal Frantz Lerebours: un A-R 18, une arme de guerre qui avait causé du mal aux policiers, un M-14, une autre redoutable arme de guerre, une Uzi, deux armes respectivement de calibre 32 et 9 mn. La police n'arrive pas à identifier la sixième arme qui était en mauvais état. Des munitions ont également été remises aux autorités policières.
« C'est une grande satisfaction pour la police d'avoir pu récupérer sans casse ces armes qui, jadis, étaient dirigées contre la population et les agents des forces de l'ordre, s'est félicité le commissaire principal de Port-au-Prince, Michel-Ange Gédéon. Tout le monde sait ce que Martissant et Grand-Ravine en particulier représentaient il n'y a pas longtemps. Un rapport sera remis au parquet pour les suites judiciaires. »
L'officier de police a appelé les autres bandits armés à suivre l'exemple tracé par Adilès, Pato, Marxo, Miel, Guy, tous des anciens bandits convertis. Michel-Ange Gédéon a mis l'accent sur le renforcement de la présence de la police dans la zone de Grand-Ravine avec l'établissement d'un sous-commissariat. Il dit compter sur le support des groupes organisés comme l'église pour arriver à maintenir la paix dans les zones à risques tout en félicitant les responsables du groupe Vision pour Haïti et le monde (VIHAMO).
Pour sa part, le porte-parole de la PNH, le commissaire municipal Frantz Lerebours, qui a d'entrée de jeu authentifié les armes, a indiqué que chaque remise d'armes par des bandits est considérée comme une vie épargnée. Ces six armes récupérées sont un pas important et cela mérite d'être pris en considération, a-t-il dit avec satisfaction.
« Ce qui s'est passé aujourd'hui, est une bonne chose. La police n'a exercé aucune pression sur ces hommes pour récupérer les armes, a-t-il expliqué. Ils ont décidé de par eux-mêmes de le faire dans le repentir de leurs actes antérieurs. » Continuer > |
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Interrogé sur le suivi que compte faire la PNH avec les armes récupérées, M. Lerebours n'en sait pas trop. « Tout d'abord, il faut sécuriser ces armes tout en s'assurant qu'elles ne retourneront plus en circulation. Après quoi, la justice et les autorités locales feront le reste», a-t-il dit.
Il faut souligner que, mis à part ces deux officiers de la police nationale, aucune autre autorité étatique n'a été remarquée à la cérémonie. Les responsables de la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR) ont brillé par leur absence.
Par ailleurs, il était impossible à la presse de voir les anciens bandits repentis. Joseph Jean-Claude alias Nasson ou Adilès, Max Siprien alias Marxo Grand-Ravine et Pato n'ont pas participé à la cérémonie. Ils n'avaient fait que saluer quelques personnalités avant l'arrivée des policiers. Selon les dires de certains, être en compagnie de policiers, il leur faut encore du temps pour s'y habituer.
Les responsables de VIHAMO ont fait savoir que dix bandits se sont convertis au cours de leur croisade. Selon le coordonnateur général du groupe, le pasteur Maxo Joseph, il n'y a aucun doute sur le changement spirituel opéré chez ces anciens hors-la-loi. Pour l'instant, il dit mettre le cap sur les autres zones à risques pour porter les gens à changer de comportement et déposer les armes.
Pour accéder au lieu où eut lieu la cérémonie, il fallait marcher à pied pendant plus d'une quinzaine de minutes en traversant presque tous les corridors de Grand-Ravine. Sur le visage des membres de la population qui évitaient les caméras on pouvait lire l'expression d'une satisfaction caractérisée par le doute et l'incertitude.
Dans ce quartier populeux où sont érigées des constructions anarchiques, les jeunes sont totalement livrés à eux-mêmes. Des adolescentes donnent naissance à des enfants. Comme dans d'autres zones de l'aire métropolitaine, l'Etat est absent à Grand-Ravine. Sans un plan solide d'intégration, cette accalmie sera de courte durée.
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Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com |
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