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| Le député de Moron-Chambellan, Saurel Jacinthe |
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| Le candidat au sénat pour la Grand'Anse, Maxime Roumer |
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| Le sénateur de la Grand'Anse, Michel Clérié |
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| Le secrétaire général de la Fusion, Victor Benoit |
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Un meurtre divise la Grand'Anse
Le député de la Fusion, Saurel Jacinthe débale et indexe le candidat au sénat de Lespwa, Maxime Roumer, le sénateur Michèle Clérié(Fusion), l'inspecteur général en chef de la PNH, Fritz Jean dans l'assassinat de Wilfrid Jean-Pierre et dans les violations de la loi électorale lors des sénatoriales du 21 juin 2009. Mensonges et calomnies rétorquent Roumer et Clérié pour qui le député est un frustré, un mauvais perdant bon pour l'asile.
Haïti: Quelque soixante-douze heures après le second tour des sénatoriales du 21 juin 2009, le président du Parti Fusion des sociaux-démocrates haïtiens, M. Victor Benoit, et le député de Moron-Chabellan, Saurel Jacinthe, ont dénoncé des irrégularités enregistrées lors de ces consultations et surtout l'assassinat à l'arme blanche, au centre de vote de Gondaillère (kay gon), Jérémie, de Wilfrid Jean-Pierre (ti tonton), 27 ans, présenté comme un protégé de la candidate au sénat de ce parti pour la Grand'Anse, Mme Marie Aurore Laine Bellefleur. « Le crime est prémédité. Il a été perpétré par Gustave Loréus, alias Dieumètre, qui est comme un fils pour Maxime, chez qui il vit depuis un certain temps. Maxime Roumer est l'auteur intellectuel de cet assassinat», a clamé le député Saurel Jacinthe.
Rouge de colère, le député s'est dit scandalisé face à la passivité de la police et de la justice, acquises, selon lui, à la cause de l'ex-sénateur Roumer, candidat pour un nouveau mandat sous la bannière de la plate-forme Lespwa. En dépit des plaintes déposées, il n'y a eu aucune arrestatation, a-t-il poursuivi, déplorant le harcèlement de ceux qui ont été victimes des exactions des partisans de Lespwa pendant la campagne et même après le jour du vote. « Richard, qui avait dû fuir pour sauver sa peau alors que Wilfrid Jean-Pierre s'effrondrait sous les coups de machette a été kidnappé et conduit chez Maxime Roumer où des gens ont fait des pressions sur lui pour qu'il n'identifie Gustave Loréus, alias Dieumètre, comme l'auteur de cet assassinat, a-t-il dit. C'est, a poursuivi le député, une mafia d'Etat qui a organisé les élections dans la Grand'Anse ». Continuer > |
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Incisif et acide, Saurel Jacinthe a accusé le sénateur Michel Clérié (Fusion) d'être complice de ces actes. Le jour du vote, le sénateur Clérié circulait arme au poing dans plusiuers communes. Selon le député qui a cité une conversation du sénateur Clérié avec la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Fusion), « le président René Préval a dit qu'il voulait que Maxime Roumer soit sénateur sans se soucier de la manière ». Dans la foulée des accusations, le député a également indéxé le numéro deux de la PNH, l'inspecteur général en chef, Fritz Jean, , comme étant l'un des instigateurs des actes de violence. « L'inspecteur général en chef de la PNH,Fritz Jean, haut responsable du groupement politique COREGA, a menacé de révoquer des policiers à Corail, Beaumont, Les Irois qui oseraient s'opposer face à ceux qui faisaient du grabuge le jour du vote ». Par ailleurs, Saurel Jacinthe a demandé aux organisations des droits de l'homme d'enquêter sur les incidents ayant émaillé la campagne électorale et le scrutin.
Frustré et mauvais perdant
« Ce sont des mensonges et des calomnies. C'est un perdant récalcitrant qui croyait qu'il pouvait gagner les élections avec la violence et l'argent sale. Il a une alliance avec Guy Philippe et des bandits de Port-au-Prince, a réagi Maxime Roumer joint au téléphone. Dans la presse, en milieu de journée, le sénateur Michel Clérié a formellement démenti les allégations du député Saurel Jacinthe. « Je rejette et dément formellement ces allégations. Le député est frustré parce que sa femme a perdu les élections qui se sont bien déroulées même s'il y a eu un mort le jour du scrutin », a-t-il indiqué.
Piqué par l'obstination des journalistes à rapporter les accusions du député, le sénateur Clérié a ajouté que ce dernier est « un malade mentale bon a être interné dans une asile. Lespwa a gagné les élections à plate couture.Je le reconnais. Même si je suis membre de la Fusion, je n'ai pas appuyé la candidature de Madame Marie Aurore Laine Bellefleur. C'est un choix personnel et j'en débattrai avec le directoire du parti », a-t-il répondu, rejettant d'un revers de main l'idée d'une trahison à l'égard de la Fusion. Une source policière réquerrant l'anonymat a confié que la conduite des opérations lors des élections était de la responsabilité du directeur central de la police administrative (DCPA). Plus loin, elle a indiqué que M. Fritz Jean était à Port-au-Prince le jour des élections, le 21 juin 2009. Les mutiples contacts pour avoir une réaction de l'inspecteur Fritz Jean ont été infructueux. Une autre source a indiqué que l'inspecteur général en chef, présentit comme le remplaçant de Mario Andrésol à la tête de la PNH, est en voyage. Ces élections qui ont coûté quelque 16 millions de dollars américains à la communauté internationale doivent permettre à 11 sénateurs de faire leur rentrée au Grand corps.
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Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr |
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